PAROLES de théologiens
Henri DENIS, prêtre du diocèse de Lyon,
ancien expert à Vatican II :
« En officialisant l’intégrisme des lefebvristes,
sans aucune concertation avec l’ensemble des évêques, le pape Benoît XVI vient de poser un acte extrêmement grave pour notre Eglise, parce que celui-ci trahit directement Vatican II. On ne saurait être à la fois pour le concile et pour sa dénégation.
En conséquence – et après mûre réflexion – je refuse désormais de présider toute célébration eucharistique
qui me serait demandée, et cela en raison de la confusion qui règne dorénavant sur le lien entre l’Eucharistie et l’Eglise. Je veux garder l’honneur et la dignité de ma foi.»
Jean RIGAL, prêtre et théologien,
ayant enseigné à Toulouse :
« … Cette procédure me semble poser de graves questions théologiques.
Que signifie la propension du Vatican à multiplier des sociétés de « vie apostolique », comment justifier ces liens directs de Rome avec quelques prêtres diocésains, en dehors de tout exercice de la collégialité épiscopale et de la responsabilité propre des évêques dans leur Eglise particulière ?
En second lieu, comment concilier la célébration de l’eucharistie, signe privilégié entre tous, de la communion ecclésiale, avec le refus délibéré d’y participer ? Quel contre-sens par rapport au mouvement œcuménique !
D’autre part, comment admettre que des prêtres en activité puissent rester marginaux dans le presbytérium diocésain ?
Enfin que signifie l’importance donnée obsessionnellement à des rites liturgiques,
en comparaison avec les grandes orientions novatrices du Concile Vatican II ? Et si l’arbre cachait la forêt ?
… Pour toutes ces raisons, le jour où, par pure hypothèse, je ne pourrais plus concélébrer la messe avec mon évêque, je me demanderais si je ne dois pas quitter mon Eglise ! ».
(Cet extrait de Jean Rigal est tiré d’un article publié dans LA CROIX du 11 09 2006)
JeB 14 02 2007


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