(suite) Le Cheikh Abdullah Nu'man, représentant de la communauté musulmane serbe, a insisté
sur le danger « des mauvaises interprétations » de l'islam s'éloignant du Coran, par superposition de traditions culturelles génératrices d'erreurs. ». La crainte d'une invasion musulmane et de
l'imposition de la charia (la loi islamique) est infondée. Il dénonce par ailleurs l'islamophobie comme étant une excuse raciste permettant à certains de discriminer les musulmans ou de les haïr.
Les musulmans aiment l'humanité car elle émane de Dieu et ils aiment Dieu car il nous a tous crées.
Quant au métropolite représentant du Patriarcat oecuménique auprès l'Union européenne, il note que les défis interreligieux
sont inhérents à une société multiculturelle et se manifestent dans toutes les sphères de la société. Et c’est une bien triste constatation ! (à suivre)
Jean Bisson 10 07 2008
A Bruxelles, au Parlement européen, vient de se tenir le 3 juillet un échange sur des points tels que «
Comment l'Europe chrétienne accueille-t-elle l'Islam? Comment répondre à la crainte d'une « islamisation de l'Europe» ? L’européanisation de l'Islam est-il envisageable?»
Ces échanges entrent dans le cadre des initiatives de l'Année européenne du dialogue interculturel 2008, ils sont organisés par la Commission des conférences épiscopales de la Communauté
européenne (COMECE), par la Commission Eglise et Société (CSC) de la conférence des Eglises européennes et par la Fondation Konrad Adenauer Stiftung (KAS), en association avec des partenaires
musulmans.
Si l'Islam a contribué à la culture et à la science en Europe, son influence est demeurée mineure sur l'organisation politique et juridique de la société européenne, ce qui n’est pas le cas du
christianisme.
Mais ne faut-il pas abandonner l'idée que les identités culturelles sont fixées une fois pour toutes. Les musulmans ne constituent pas plus une catégorie monolithique que les cultures européennes
ne sont unifiées ! Des valeurs sont communes : caractère sacré de la vie, recherche du bien-être de chaque homme, place de religieux dans la vie publique, d'autres ne le
sont pas. C'est le prix de la différence et de la liberté. (à suivre)
Jean Bisson 09 07 2008
Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier, d’étiquette UMP et Président de l’Association des Maires
de France, témoigne de la forte inquiétude des élus municipaux. Leur mécontentement est motivé notamment par la manière autoritaire et sans concertation avec laquelle les décisions sont imposées
par le pouvoir. Autour de l’éducation : le service minimal imposé par Xavier Darcos, aux municipalités… La semaine des 4 jours parachutée dès la rentrée de septembre, sans que les communes
puissent s’y préparer, par exemple au niveau des cantines (les marchés sont déjà passés pour des semaines de 5 jours) ! Les maires déplorent de n’être que des exécutants !
Le mépris du Président pour les syndicalistes, déclarant que les grèves ne sont même plus remarquées, risque de lui être facturé à de prochaines élections !
Qu’ils le disent à ceux qui se déplacent en métro, ou par le train, ceux qui roulent en voiture de fonction et avec chauffeur ! De tels propos sont révoltants dans la bouche d’un président
qui a dit qu’il était celui des tous les Français.
Jean Bisson 08 07 2008
Sr Pierre et St Paul sont deux aspects complémentaires de la mission dévolue à l'Eglise !
Vous aurez compris que je me sens beaucoup plus proche de Paul que de Pierre…En réalité, l’Eglise
a besoin de ces deux facettes : elles sont une complémentarité indispensable dans l’Eglise, à la fois gardienne du dépôt primitif laissé aux disciples et, en même temps, et appelée à
témoigner de la Bonne Nouvelle dans son temps, et à l’univers, en s’adaptant aux exigences variées et évolutive de la mission.
Dans l’Eglise il y a toujours eu cette double tendance, c’est tout simplement fondamental, complémentaire et incontournable. L’Eglise sera toujours à la fois
fidèle au passé et engagée vers l’avenir tout en étant pleinement dans le présent. Un grand écart difficile. pour peu que, comme moi, l’on se sente des préférences ! Qui n'en n'a pas ? Condamner
l’autre tendance serait méconnaître l’essence même du christianisme !
Jean Bisson 07 07 2008
Au tour de St Paul et en l’honneur de l’année paulinienne… (Suite de la brève d’hier sur St
Pierre) Saül de Tarse, connu sous le nom de Paul, n’avait jamais vécu avec Jésus. C’est un jeune homme issu d’une famille riche, fort instruit, parlant
couramment grec, latin et araméen… Il se destinait au Rabbinat et était donc également docte en questions bibliques. Envoyé en mission à Damas, il devait y enquêter sur cette nouvelle
« secte » de disciples de Jésus le Nazaréen qui se développait là-bas. Et sa rencontre avec Jésus se résume à une « voix », juste avant d’atteindre Damas,
une voix qui l’apostrophe : « Pourquoi me persécutes-tu ? », et son cheval, aussi surpris que son cavalier, faisant un écart, Saül tombe lourdement au sol. Soigné par la
communauté chrétienne ; il se convertira et prendra le nom de Paul.
PAUL, en opposition à Pierre, est cultivé, pétri de culture grecque et bien enraciné dans le judaîsme. C’est un « converti » à
Jésus qui n’a pas été disciple direct. Il vient de vivre une rupture. Il appartient à un monde intellectuel qui est ouvert sur le monde non-juif, ceux que les juifs nomment « les
gentils »…
PAUL entend s’adresser non seulement aux juifs, mais aussi à tous les « gentils »… à tous les hommes. Il incarne la
nouveauté du message évangélique, et son ouverture universelle. Il rêve d’une Eglise vivant de l’Esprit-Saint, affranchie des lois judaïques (c’est lui qui tranchera pour la « non
circoncision » des chrétiens…). Il supporte mal la centralisation, aimerait innover sans trop se soucier des « habitudes » des premiers disciples… Plutôt que fixé à une communauté
ou en un lieu, il est plutôt « nomade », itinérant, allant de communauté en communauté, pèlerin perpétuel… Il aime découvrir le monde, rejoindre la vie locale, et s’affranchirait
volontiers de toute hiérarchie… D’où sa tendance à promouvoir une Eglise très étroitement liée au monde, partageant ses doutes, ses hésitations, une église très humaine. (à
suivre demain)
Jean Bisson 06 07 2008
Le 29 juin dernier, ma brève traitait de l’ouverture de l’année St Paul, jour de la fête de St Pierre et St Paul… Je
reviens avec une brève consacrée successivement à l’un puis à l’autre, car je pense intéressant de mettre en parallèle ces deux hommes si opposés et pourtant si proches dans la foi. Et
j’aimerais, bien sûr, que vous réagissiez à ce qui n’engage que moi !
Pierre (surnom qui lui a été donné par Jésus) était un humble pécheur du lac de Tibériade en Galilée, sans doute ne savait-il ni lire ni écrire. Appelé par Jésus Pierre va quitter sa famille, son
travail, et devenir ainsi disciple, puis il sera désigné par Jésus pour prendre la tête du groupe, et coordonner la suite quand le Maître ne sera plus là.
il incarne la continuité, la mémoire, la tradition. Il aura tendance à privilégier les juifs, le « peuple choisi » dont il est issu.
En conséquence, le chef des Apôtres, aura naturellement à cœur de construire une Eglise institutionnelle (son rôle de
1er pape !), à installer cette institution, à la légaliser (par référence à la loi reçue du Seigneur Jésus, le Christ). Pour asseoir cette nouvelle institution, il lui faut
« centraliser » à partir de Rome (il choisit pour s’y installer la capitale politique romaine de la Méditerranée), il lui faut assurer le « lien » par une hiérarchisation…
C’est lui, Pierre qui doit rester la « tête » de l’Eglise universelle…
De là, Pierre et ses « successeurs fidèles à la fonction » s’efforceront de préserver une Eglise garante de la tradition (d’où sa
tendance conservatrice), sûre de ses bases donc imposant ses certitudes (hors de l’Eglise, point de salut !). (à suivre demain, pour le portrait de St
Paul)
Jean Bisson 05 07 2008
Mme Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, s’est rendu, il y quelques jours, à Marseille pour transmettre un message du
Président de la République aux participants du "Forum des autorités locales et régionales de la Méditerranée". A moins d'un mois du Sommet de Paris du 13 juillet qui posera les fondements de
l'Union pour la Méditerranée, il est important de marquer que ce projet politique ne relève pas seulement des Etats et qu'il ne réussira que s'il devient l'affaire de tous, citoyens, responsables
associatifs et élus locaux des deux rives de la Méditerranée.
Mes lecteurs habituels savent que je ne peux que me réjouir. Tout ce qui rapproche et renforce la cohésion médirerranéenne me semble utile pour que "Notre
Mer" soit le ciment d'un échange culturel et humain. La complémentarité économique n'est pas pour autant négligeable. Mais l'unité commerciale doit rester une conséquence heureuse sans
jamais s'arroger un rôle fondateur! Sinon ce serait toujours le riche qui imposerait sa loi ! Et de cela, pas question.
Jean Bisson 04 07 2008
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