22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 17:49

Dans le monde présent, dans la mondialisation des informations et dans l'usage pratique,
la voix de la France me semble s'être enrouée! Notre République française a toutefois
réorganisé ses réseaux diplomatiques. Les nominations ont bien été publiées; mais pas
les éventuelles consignes... Bref je n'ai rien perçu sur les enjeux culturels des nouvelles
mutations dans nos ambassades. Les journaux que je lis, les infos que je regarde ou que
j'écoute n'ont pas encore abordé les conséquences de ces changements. C'est sans doute
parce qu'ils n'avaient rien d'évident à nous apprendre, eux non plus ! Les seuls qui ont
effleuré cette question ont simplement souligné "une baisse de la voilure diplomatique
française"... Certains ont souligné qu'ils percevait dans le même temps que la Chine en
particulier, et dans les mêmes temps, accroissait sa dotation diplomatique. Mais, moi,
j'aurais ajouté que cette inflation diplomatique chinoise n'était sans doute que l'avantgarde
des offres de marchés commerciaux espérés dans ce sillage.
Télérama raconte que ses journalistes ont fait part de leur inquiétude à Yaoundé où ils
ont constaté que l'Institut français, qui fut le premier ouvert, se trouve désormais
concurrencé par un Goethe Institut, par une antenne du British Council et par un Institut
Confucius. Moi qui ai travaillé autrefois en Afrique (1), pour y insérer la langue et la culture
française, je suis resté très sensible aux progrès des autres langues et notamment de
l'anglais qui, aujourd'hui, supplante le français en Afrique.
1-Quatre ans à Aïn Témouchent et à Mostaganem en Algérie, deux ans à Abidjan en Côte
d'Ivoire, cinq ans à Fès capitale intellectuelle du Maroc

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