Je ne résiste pas à vous faire partager ce texte de St jean Chrysostome qui éclairait l’évangile d’hier.
En ce jour Jésus Christ est entré en conquérant dans les abîmes des enfers. En ce jour «il a brisé les portes d'airain, il a rompu les verrous de fer», comme le dit
Isaïe (45,2). Remarquez ces expressions. Il ne dit pas qu'il «a ouvert» les portes d'airain, ni qu'il les a enlevées, mais qu'il les «a brisées», pour faire comprendre qu'il n'y a plus de prison,
pour dire que Jésus a anéanti ce séjour des captifs. Une prison où il n'y a plus ni portes ni verrous ne peut plus retenir de prisonniers. Ces portes que le Christ a brisées, qui pourrait les
rétablir ? Ces verrous qu'il a rompus, quel homme pourrait les remettre ?
Quand les princes de la terre relâchent des détenus en envoyant des lettres de grâce, ils laissent subsister les portes et les gardes de la prison, pour montrer à
ceux qui sortent qu'ils peuvent y rentrer encore, eux ou d'autres. Le Christ n'agit pas de la sorte. En brisant les portes d'airain, il témoigne qu'il n'y a plus de captivité, plus de
mort.
Pourquoi des portes «d'airain» ? Parce que la mort était impitoyable, inflexible, dure comme le diamant. Jamais pendant tous les siècles avant Jésus Christ, jamais
aucun de ses captifs n'avait pu lui échapper, jusqu'au jour où le Souverain du ciel est descendu dans l'abîme pour lui arracher ses victimes.
De Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d'Antioche puis de Constantinople, docteur de l'Église dans «Homélie sur le mot cimetière et sur la
croix»
Jean Bisson 03 07 2008
Colombie : Ingrid Betancourt libérée Avec une quinzaine d’autres otages, Mme Betancourt a été libérée hier. Par infiltration, grâce à la complicité
d’éléments des FARC railiés au pouvoir officiel colombien, un groupe d’otages a été libéré par l’armée colombienne. Chacun peut se réjouir, Les croyants rendre grâce.
Que les médias laissent ces rescapés en paix. Ils en ont besoin, ils y ont droit. Mais que cette libération fassent réfléchir le monde sur la monstruosité que
représente la pratique barbare des FARC. Et que l’on remonte aux causes qui ont poussé ces « rebelles » à leur rébellion et au recours à de telles exactions, Fruits de leur
détresse. Que l’on dise haut et fort qu’aucun combat politique ne doit se faire au détriment de la dignité humaine. Qu’on oublie pas qu’il existe encore près de trois mille otages aux mais des
FARC, et combien dans les « geôles » du monde ?
Jean Bisson - 03 07 2008
Le Conseil Français du Culte Musulman, sans surprise puisqu’il n’y avait en définitive qu’un seul candidat, a élu à sa présidence Monsieur Mohammed Moussaoui. Ce
Maître de conférence de mathématiques à l’Université d’Avignon, d’origine marocaine, succède donc à M. Boubakeur, responsable de la Mosquée de Paris qui incarnait plutôt la composante algérienne
modérée de l’Islam de France.
Le nouveau président, il l’a promis, devra faire avancer en priorité 3 dossiers importants. Celui de la construction de mosquées, celui de l’approvisionnement en
viande halal et celui d’une meilleure organisation du pèlerinage rituel annuel à la Mecque.
Il n’a pas abordé les questions relatives aux cimetières où des « espaces » pourraient être aménagés
pour recevoir les musulmans. Les Français d’origine qui se sont convertis à l’Islam n’ont pas de « famille » en terre traditionnelle musulmane pour y reposer ! Peut-on ignorer
encore longtemps ce légitime droit de citoyens qui règlent régulièrement leurs impôts en France ?
Jean Bisson 03 07 2008
Ce pays de plus de 150 mlllions d’habitants, devenu indépendant en 1972, compte 87,7% de musulmans, 10,5% d’hindouistes, 0,5% de bouddhistes et 0,3% de
chrétiens.
A son indépendance c’était un état constitutionnellement laïc, respectant donc les droits de chaque communauté religieuse. En 1988, la majorité islamique a voté un amendement constitutionnel qui
revient à faire du Bengladesh une république islamique.
Un conseil inter-religieux qui rasemble hindouistes, bouddhistes et chrétiens manifestent chaque année (le 9 juin, jour anniversaire du vote de l’amendement)
pour demander le rétablissement du statut laïc de l’état.
Rien n’étant jamais définitivement acquis, les Français devraient rester vigilants à conserver cette précieuse situation d’une laïcité garantissant à chacun (et surtout aux minorités...) la
liberté de conscience et de pratique religieuse !
Jean Bisson 02 juillet 2008
Aujourd’hui le Président SARKOZY, accède à la présidence de l’Union Européenne pour 6 mois. Fonction et donc responsabilité d’importance, personne ne le niera !
Quelle sera son aptitude à régler, en premier lieu, le sort du Traité européen éconduit récemment par les Irlandais ? Dans la population européenne demeure toujours bien des réserves quant à
l’Europe… Pourtant faire l’Europe est un progrès. J’y tiens.
Mais la question la plus importante sera, c’est ma conviction, celle concernant la politique européenne face à la demande d’immigration africaine. Je ne souscrirai jamais à une
politique de fermeture des frontières européennes. Toute la politique africaine de la France est actuellement revue et corrigée. Je crains le pire.
Il me semble bien qu’on ne tienne aucun compte des responsabilités européennes et françaises, dans l’actuelle situation économique catastrophique de l’Afrique. La crise alimentaire qui sévit
en Afrique noire est pourtant le fruit des inconséquences du marché économique : voilà où a conduit l’encouragement des monocultures d’exportation au détriment des
cultures vivrières traditionnelles… Sans parler du gâchis culturel… Sans parler du scandale humain, d’enfants et de jeunes sans espoir d’un lendemain meilleur.
ll s’agit de problèmes à résoudre pour que vive un jour une Alliance Méditerranéenne respectant tous les riverains de « Notre Mer » (Mare Nostrum) !
Jean Bisson - 1er 07 2008
A l’heure où l’on parle d’une Alliance méditerranéenne rassemblant culture occidentale (de prédominance greco-chrétienne) et culture orientale (à dominante
arabo-islamique), voici qu’un livre, publié par Sylvain Gougenheim, professeur d’histoire médiévale à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon, engendre
une forte polémique.
J’avais appris - et j’avais transmis ! - que l’héritage grec, perdu chez nous, avait été récupéré en Occident, via la culture arabe, entre l’époque des Croisades et la Renaissance.
Voilà que ce nouveau livre bouleverse cette idée, prouvant que l’Europe avait su conserver les clés du savoir et de la sagesse grecque… En effet, un certain « Jacques de Venise »
séjournant à l’Abbaye du Mt St Michel, y avait laissé en 1120 une traduction quasi complète d’Aristote. Il précise, par ailleurs, qu’en Orient, ce sont bien souvent des lettrés
chrétiens qui auraient traduit Aristote du grec en araméen et de l’araméen en arabe. Cette dernière affirmation, même si elle devrait pouvoir être vérifiée, fait réagir ! Elle est sans
doute exacte.
Les deux voies sont justes. Ne serait-ce pas la question qui a été mal posée ? L’Occident n’a peut-être jamais perdu son héritage ni ses clés d’accès. Mais seuls quelques rares spécialistes
en avaient connaissance: culture très élitiste. En Orient, par contre, la philosophie grecque avait été «popularisée», oserais-je dire «démocratisée», et s’était alliée en une nouvelle et
fructueuse synthèse à la culture arabo-islamique. La redécouverte populaire par l’Europe de ses racines hellènes a bien été le fruit de nos contacts avec le monde
arabo-musulman, dans sa dimension culturelle alors très ouverte sur un monde à conquérir !
La culture n'est pas faite pour se replier sur elle-même, mais elle a vocation au contraire à s'offrir au plus grand nombre. C'est ce qu'avaient compris avant nous les intellectuels
arabo-musulmans. C'est peut-être aussi ce qui manque aujourd'hui à certains politiques qui tentent d'isoler leur pays, leur culture, par un fallacieux protectionnisme !
Jean Bisson 30 juin 2008
L’année Saint-Paul s’ouvre officiellement aujourd’hui ; 29 juin, fête de Sts Pierre et Paul. En cette occasion, le pape remettra le
« pallium » à 43 évêques récemment nommés. Cette sorte d’étole de laine blanche ornée de croix de soie noire évoque la brebis que le Bon pasteur porte sur ses épaules. C'est un
symbole de communion entre le Successeur de Pierre et les évêques. Pierre, pécheur de Tibériade, peu instruit, était un disciple
de la première heure. Paul, de naissance bourgeoise, lettré, avait été instruit dans le judaïsme pour être rabbin. Il n’a jamais rencontré Jésus, sinon par la voix qui l’a
interpellé sur la route le conduisant à Damas. Il s’y rendait pour enquêter sur ces juifs dissidents qui adoraient Jésus ! Deux figures que le calendrier catholique
associe, malgré leurs différences, parce qu'ils auront en commun, après la conversion de Paul au christianisme, une même passion pour le Ressuscité de
Pâques.
Jean Bisson - 29 06 2008
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