Ainsi le Président Sarkozy, devant un aréopage politique et économique a appelé de ses vœux, au cours de son voyage au Maroc, un projet d'Union méditerranéenne. Il a même, dans la foulée, invité les chefs d'Etat des pays méditerranéens à se réunir, en France, dès juin 2008. Il s’agit de « bâtir l'union de la Méditerranée (…), le plus beau et le plus grand idéal humain (…), au nom de nos enfants qui, un jour, nous demanderont compte de ce que nous avons fait". Dans ce projet, que le Roi du Maroc a qualifié de « visionnaire et audacieux », le Président français voit, à l’image de la construction européenne, "un rêve de paix et de justice et non pas de conquête", "un grand rêve de civilisation", "un grand rêve capable de soulever le monde".
Je me réjouis beaucoup de ce pari, car je crois en une culture méditerranéenne. L’antiquité grecque puis romaine avait, par la force des armes autant que par le négoce, jeté les bases d’une culture méditerranéenne. Les carthaginois avaient aussi connu leur temps de gloire. La Méditerranée demeure un fécond creuset où se forge une culture, des traditions, des arts multiples. Redonner une chance, une cohésion et un dynamisme à ce bassin prestigieux, me comble d’aise et m’oblige donc à décerner au Président français mon second « Bon Point ».
(NB : Un premier "Bon Point" lui avait été accordé pour le choix de Martin Hirsch comme Haut Commissaire des solidarités. (Voir ma brève du 04 septembre dernier. Par principe, je ne donne aucun "mauvais point"... car il y en aurait beaucoup trop et que, de ma carrière d'enseignant, je n'ai jamais "puni" un élève!)
Jean Bisson 04 11 2007
Signé par 138 Autorités musulmanes, dont les grands muftis d'Égypte, de Palestine, d'Oman, de Jordanie, de Syrie, de Bosnie et de Russie, et par de nombreux imams et intellectuels sunnites, chiites et soufis des cinq continents, un manifeste de 39 pages intitulé « Une parole commune entre Nous et Vous », a été adressé en octobre dernier au Pape Benoît XVI, à Rowan Williams, chef de l'Église anglicane d’Angleterre, et aux principaux représentants des Églises orthodoxes, luthérienne, baptiste, méthodiste et réformée. On peut y lire : « L'avenir et la paix dans le monde dépendent du dialogue et de la compréhension réciproque entre l'Islam et le Christianisme » ; « Les musulmans et l'Islam ne sont en aucune manière contre les chrétiens, tant que ces derniers ne portent pas la guerre à l'Islam conformément à leur religion, tant qu'ils n'oppriment pas les musulmans ni ne les obligent à fuir de chez eux ». Cette lettre, diffusée par l'Institut royal de Jordanie pour la pensée islamique, et par la Royal Aal al-Bayt d'Amman, se termine par une citation du Coran : « Faisons en sorte que nos différences n'apportent pas la haine et la violence entre nous. Concourrons ensemble aux bonnes œuvres et à la justice ». Il faut parler de ce document ! Jean Bisson 03 11 2007
Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Jean-Louis Tauran, intervenait dans le cadre de discussions organisées en octobre 2007 par la communauté de Sant’Egidio, sur les « religions en dialogue pour un monde sans violence ». Tout en relevant avec amertume que la situation internationale offre un bien sombre tableau, le cardinal a affirmé que deux bases sont nécessaires : le refus de la violence et la promotion de la paix. Il a aussi rappelé les propos du pape Benoît XVI affirmant que « Le terrorisme couvre d’infamie celui qui le pratique. Toute violence justifiée au nom de la foi est une profanation du nom de Dieu ».
Jean Bisson 02 11 2007
La fête de la Toussaint pourrait être la fête de ce blog dénommé « terre et ciel » ! Même si l’on confond le plus souvent cette fête de « Tous les Saints » (tous les Amis de Dieu) avec la commémoration des défunts et les visites aux cimetières que - dans la tradition - on fait normalement le 2 novembre « le Jour des morts » ! La Toussaint, c’est la fête de la foule immense de tous les Saints - de tous les défunts qui ont mené une vie de juste -, et que Dieu a rassemblé dans son éternel amour. C’est, bien sûr, cette même invitation qui nous est faite, qui que nous soyons, à quelque spiritualité que nous appartenions…
La mort, et « l’au-delà » restent d'incontournables interrogations que chacun se pose un jour. Dans la liberté, chacun argumente ainsi ses convictions. Rares sont ceux qui se rangent dans le camp des « nihilistes » (ou athées) pour qui la mort n’est qu’un simple retour au néant. Par contre, beaucoup se disent « agnostiques », envisageant l’existence possible d’une « Force spirituelle », d’un « Grand Tout », d’une « Divinité » qu’ils n’ont pas encore personnellement rencontré, qui ne s'est encore jamais manifesté à eux. L’agnostique refuse toute révélation proposée par une religion. Et puis il y a les « croyants », partagés en de nombreuses religions, chacune ayant son histoire, sa propre inculturation, ses propres fondateurs, ses prophètes et ses héros. Le respect inter-religieux a encore un long chemin à faire, mais des rencontres et des échanges existent et se font, dans le respect mutuel. C’est déjà un « sacré » progrès ! Un long chemin reste à poursuivre. Il faut encourager ces échanges porteurs de respect mutuel et de paix universelle.
Jean Bisson 1er novembre 2007
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