

Des experts portugais et espagnols se sont réunis à Lisbonne pour une rencontre organisée par le Conseil national portugais pour les biens culturels de l'Eglise. L'objectif de la réunion, était d'évaluer les résultats enregistrés ces dernières années concernant le patrimoine culturel et de définir de nouvelles stratégies d'avenir. Le patrimoine conservé par l'Eglise portugaise est immense, tant au plan matériel qu’artistique et spirituel. Il a été décidé de donner la priorité aux archives, de manière à ce que le public puisse avoir accès au bagage historique de l'Eglise catholique par ses documents officiels. Le problème principal, outre la qualification professionnelle, est le manque de ressources pour mener à bien cette tâche. Ni l’Eglise, ni l’Etat ne sont financièrement en mesure de faire face à la bonne conservation du patrimoine.
En France, et dans le diocèse de Besançon, ce sont bien les mêmes problèmes qui se posent. Et c’est pourquoi, refusant de baisser les bras, j’ai, depuis bientôt 20 ans, animé une équipe de bénévoles qui consacrent une partie de leur temps à mettre leur savoir faire au service du gigantesque travail de conservation de l'art sacré. Un effort doublé d’une ferme volonté : ouvrir l’art religieux et sa symbolique à la population pour qu’elle se réapproprie son ancestrale culture.
C’est dans cet esprit qu’hier soir j’ouvrais au public pour l’été 2008, la chapelle d’Ecole, devenue Conservatoire d’Art sacré ! Puisse l’art baigner et élever le cœur des hommes ! L‘émotion artistique est capable de provoquer un tel miracle !
Jean Bisson 27 06 2008Ce jeudi 26 juin 2008 est une date importante. A plusieurs titres !
C’est la Journée internationale, proposée par l’ONU, pour le soutien aux victimes de la torture. La torture est une pratique barbare qui dégrade plus encore celui qui en est l’auteur que sa propre victime. Que de telles pratiques soient courantes montre le chemin qui reste à parcourir. Et le progrès ne peut avancer que par l’éducation.
C’est aussi la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues. Si l’ONU a programmé cette cause, c’est dire à quel point la drogue est présente dans notre monde. La question est plus complexe, car si les pourvoyeurs s’enrichissent, c’est tout de même la forte demande qui les incite à profiter de la dépendance des drogués. L’éducation a une place dans le processus, mais il y a surtout l’aspect psychologique et médical du drogué qu’il faut soigner et rééduquer ! Et cela coûte cher.
Ce 26 juin, pour moi, est une journée importante : à 18 h 30 sera inaugurée à ECOLE (25480) l’ouverture estivale de la chapelle baroque, bel écrin, objet de toute ma sollicitude ! Un gros travail de préparation, de nettoyage, d’éclairage, etc. (vous pouvez avoir un aperçu sur le site suivant / http://monsite.orange.fr/chapelleecole.25480 ).
Ces journées, de plus en plus nombreuses, (je parle des deux objectifs patronés par l'ONU !) sont censées nous faire réfléchir… Mais quelle en est l’efficacité? Certes, la conscience humaine progresse. Mais ces célébrations peuvent-elles remplacer l’éducation de base? Pour demeurer optimiste, il ne faudrait pas que le gouvernement supprime trop d’enseignants
Jean Bisson – 26 06 2008Ce que j’ai entendu de ses propos, rapportés par des journalistes, me semble sage. Pas de paix sans l’acceptation d’une coexistence pacifique de deux nations, y compris à Jérusalem. Je serais tenté de décerner, rien que pour cela mon troisième bon point du quinquennat !
Quand au lynchage de ce jeune israélite à Paris, qui ne reflète, hélas que l’agressivité quotidienne entre communautés pour assurer leur place, c’est d’un tragique dont il faut dénoncer les causes. Chaque communauté, les juifs en premier lieu, ont préféré élever leurs enfant dans des écoles privées confessionnelles. Ils n’ont pas compris que l’école publique est le lieu où l’enfant devrait faire l’expérience de la diversité et y apprendre à respecter les différences ! Cette découverte, ils la font à l’adolescence, avec la peur et la haine des autres… Et c’est d’abord par l’éducation que l’on pourrait précisément éviter ces drames. Que de gâchis humains !
Une enquête du quotidien Le Monde, publiée le 21 juin et signée Florence Beaugé, titre « Algériens entre violence et résignation ».
Paradoxe économico-humain : alors que les caisses de l’état disposent d’une réserve de plus de cent milliards de dollars et que les chantiers publics témoignent d’une très forte activité, le
chômage reste particulièrement important, surtout chez les jeunes. La pauvreté se développe tragiquement et s’exaspère face aux nouveaux riches qui
s’exposent.
Deux réponses : les plus âgés se résignent, les plus jeunes se révoltent ! Bien sûr c’est un résumé très schématique de la situation de ce pays que j'aime pour y avoir vécu de fortes
années en coopération.
Le malaise y est réel et fort inquiétant, d’autant que règne un étonnant silence, un secret d’état. Permanent. Alors qu’on parle d’un 3ième mandat pour le Président
Boutéflika, alors que l’Algérie officielle semble vouloir bouder le projet d’une alliance méditerranéenne, quel sera l’avenir du peuple algérien ? Vaste question ! J’espère que la
solution ne s'élaborera pas sur du sang.
Jean Bisson 23 06 2008
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