OECUMENISME  PASCAL 

Le diocèse de Nanterre a invité l’Eglise orthodoxe et diverses Eglises protestantes à préparer et à proclamer ensemble la fête de Pâques, le dimanche 8 avril 2007 prochain.  Voilà une sympathique initiative signée Mgr Gérard Daucourt, Mgr Gabriel de Comane,  Pasteurs Jean-Charles Tenreiro, Jean-Claude Deroche, Georges Mary, Père Job (Getcha) doyen de l’Institut St-Serges, etc.

Un livret d’accompagnement a déjà été publié. On peut le télécharger en ligne:   http://paques200792.free.fr  ou      http://orthodoxie.com

Mais je me demande ce qu’en pensent nos amis  intégristes de « l’Institut Pontifical du Bon Pasteur », installés par Rome à Bordeaux ?  Iront-ils – dans leur apparente logique et certitude – demander l’excommunication du diocèse de Nanterre ?  Ou se contenteront-ils d’un simple exil pastoral de Mgr Gérard Daucourt dans les sables d’un désert, pour y méditer en ce temps de Carême ?

         JeB  dimanche 24 02 2007

Algérie : une visite interreligieuse

Je reprends mes brèves pour quelques jours. Je me réjouis de ce voyage en terre algérienne.

Un voyage interreligieux  en Algérie à l'initiative du président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes, Azzedine Gaci, soutenu par l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin a constitué une première depuis l'indépendance de l'Algérie.
Côté algérien, le but était clair : restaurer l'image de l'Algérie ternie par des années de violences. "Cette initiative a un impact positif sur l'amitié franco-algérienne, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre du dialogue entre les religions, un principe auquel est très attaché le président Bouteflika", a expliqué le représentant de la préfecture d'Annaba.

 Ce séjour s'est achevé  par la visite du monastère de Tibihirine, où sont enterrés les restes des sept moines enlevés et décapités en mars 1996. Mgr Gabriel Piroird, évêque du diocèse de Constantine, lors de la visite de la basilique Saint-Augustin à Annaba, présentait aux visiteurs lyonnais un ex-voto offert par un Algérien musulman en mémoire des religieux chrétiens "assassinés par les islamistes ».  Le représentant de la direction algérienne des affaires religieuses a rectifié assez sèchement que les moines avaient été assassinés par des "terroristes".

Ces assassins étaient sans doute des « terroristes » pour l’autorité algérienne qui se place sur le terrain politique.  Mais, objectivement, ces « terroristes » n’ont-ils pas assassiné au nom de leurs convictions religieuses radicalisées par l’intégrisme? Ils ont assassiné au nom de Dieu. Et cela est intolérable.

JeB   -  23 02 2007

CRITIQUE et AMALGAME (1)

« L’air du temps, si trouble, est marqué en rive Nord (2) par l’étrange question “peut-on critiquer et caricaturer la religion en général et l’Islam en particulier ?” A cette question des politiques et nombre de faiseurs d’opinions répondent : droit absolu ! A l’exception des extrémistes, aucun croyant ne conteste pourtant le droit à la critique et à la satire. Les crises, comme celle des caricatures qui est revenue sur scène, ont révélé qu’on ne pouvait pas être indifférent à la problématique du rapport entre la liberté d’opinion et le respect de l’autre. Au lieu des partis pris idéologiques, c’est une question qui exige de la prudence par la difficulté même du sujet. Nous sommes dans la confusion et la surenchère à cause des extrêmes : les racistes, d’un côté et les intégristes, de l’autre. Cependant, malgré des battages médiatiques, selon des sondages récents, le respect pour la sensibilité des croyants serait majoritaire chez les populations de la plupart des pays européens. Ce qui est encourageant. » (3)

 

(1)   Je reprends, une nouvelle  fois, un texte de Monsieur Mustapha CHERIF.

 ( titre : « La critique pas l’amalgame » - publié le 12 février . )

 Autre citation du même auteur : voir « Dialogue interreligieux du 14 janvier 2007.

 

(2)   M. Chérif, professeur d’université, est algérien. Ancien ministre, il est, entre autres engagements, un fervent défenseur du dialogue islamo-chrétien. C’est lui qui, après les problèmes provoqués par l’emploi critiqué d’une citation utilisée par le Pape, est allé rencontrer Benoît XVI au Vatican.

 

(3)   Ceci est l’introduction d’un très intéressant article dont je vous recommande la lecture : il est en ligne, sur le site de Mustapha CHERIF. Vous y accéderez directement en cliquant sur le nom du site, dans la colonne gauche, rubrique « liens ».

 

JeB  - 18 02 2007

L’annonce de la mort de Maurice PAPON, hier après-midi, a été accompagnée, à la radio
que j’écoutais, du commentaire suivant : « L’EGLISE l’avait toujours aidé à se cacher
et à se soustraire à la justice »
.

Hé bien, voilà encore un cas d’amalgame, comme le dénonce Mustapha CHERIF !

Dire « L’Eglise » est un amalgame et donne une information tronquée. Oui, certains intégristes catholiques ont protégé Maurice PAPON. Cette catégorie bien spéciale, dont une partie d’ailleurs a tenu à se séparer de l’Eglise romaine, porte effectivement cette responsabilité. L’Eglise,  non !

Pas d’amalgame,  amis journalistes!  Ne simplifiez pas abusivement vos jugements. Vos lecteurs méritent mieux !

 

JeB - complément à la brève du 18 février 2007  -  11 heures.

 


INTERRELIGIEUX - mariage

Déclaration commune de chrétiens, juifs et musulmans.

Des responsables chrétiens, juifs et musulmans de la région lyonnaise ont publié une déclaration commune sur le mariage.

Les récits fondateurs de l’humanité sont bâtis, écrivent-ils, sur la différence et la complémentarité de l’homme et de la femme. Les croyants en voient l’attestation dans les récits de la création que leur transmet la Parole de Dieu :

« Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme».

La question se pose aujourd’hui de savoir si la loi peut autoriser le mariage de deux personnes du même sexe.

Il ne s’agit pas là d’un simple débat de société, mais d’un choix majeur, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Il y a déjà assez de souffrances occasionnées par la fragilité des liens familiaux, sans parler des maladies qui touchent nos proches et des deuils. Cette fragilisation est pour beaucoup dans la difficulté que rencontrent les adultes pour aider les jeunes à construire leur vie. Comment ceux-ci seront-ils capables d’acquérir une formation solide, d’affronter leur avenir avec confiance, d’honorer les obligations d’une profession et de construire dans l’équilibre leur propre famille, si l’on relativise l’institution du mariage ? Il est capital de ne pas brouiller ce repère fondateur de l’humanité.

Une institution aussi essentielle ne peut pas être soumise aux fluctuations des courants de pensée. Elle se situe bien au-delà des différences religieuses ou des clivages idéologiques. À l’heure où tant d’enseignants constatent la difficulté croissante des jeunes issus de familles éclatées à suivre correctement leur scolarité, peut-on vraiment songer à un tel bouleversement dont les conséquences pourraient être dévastatrices ? N’allons pas maintenant déstructurer l’humanité, qui est le cœur de toute la création !

Le texte complet de cette déclaration est publié sur le site du diocèse de Lyon 

( http://catholique-lyon.cef.fr ).

Sans juger du fond de cette déclaration, je constate simplement qu’elle est cosignée par les 3 communautés religieuses descendant d’Abraham. Je souhaiterais qu’ensemble, ces trois communautés expriment  aussi leurs convictions sur d’autres sujets, non moins importants : l’interdiction d’utiliser la violence au nom de Dieu, le devoir de justice envers le plus pauvre, la veuve et l'étranger, le respect pour tout croyant de pouvoir universellement prier dans le lieu spécifique de son choix. Etc.
Par ailleurs, à l'occasion de la St Valentin, l’archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois a déclaré hier que "Le mariage d’un homme et d’une femme pour toujours pour accueillir et élever des enfants », ce n’est pas un « modèle de ‘has been’ ou de ringards ».

JeB  15  02  2007

 

DIALOGUE interreligieux  1-2-07

 

Recevant en audience au Vatican une délégation de la « Fondation pour la recherche et le dialogue interreligieux et interculturel »,  Benoît XVI, le 1er février, a déclaré que les hommes d'aujourd'hui attendaient des croyants un message de concorde et de sérénité.  Le pape a rappelé dans son discours qu’il avait été l'un des membres fondateurs en 1999, à Genève, de cette Fondation.

Cette rencontre avait lieu  pour concrétiser l’aboutissement du premier objectif que s’était fixé la fondation : éditer conjointement  dans leur langue originale les trois livres saints des religions abrahamiques. Les travaux de cette  Fondation devraient contribuer à une prise de conscience croissante de tout ce qui, dans les différentes cultures de notre temps, est conforme à la sagesse divine et sert la dignité de l'homme, pour mieux discerner et pour mieux rejeter tout ce qui est usurpation du nom de Dieu et dénaturation de l'humanité de l'homme.

Juifs, Chrétiens et Musulmans, sont en effet invités à reconnaître les liens qui  les unissent et à proposer au monde d’aujourd’hui  une nouvelle impulsion au dialogue interreligieux et interculturel. Les peuples de notre temps attendent des croyants un message de concorde et de sérénité. La manifestation commune des descendants spirituels d'Abraham doivent  aider les peuples à réaliser leur légitime aspiration à vivre dans la justice et dans la paix. 

(Idées extraites du discours de Benoît XVI – audience du 1er février 2007)

JeB  05 02 2007

ABRAHAM : ses héritiers dans les pas de leur patriarche.

Il y a bientôt 20 ans, dans l’Est de la Turquie, j’ai foulé la terre d’Urfa, ruines du village où, selon la tradition, ABRAHAM serait né. A une grosse journée à cheval, mais à une petite heure en voiture, j’ai visité la cité d’Harran. Au pied d’une falaise, l'Islam y honore le lieu où aurait été enterré le fondateur des trois monothéismes…

En novembre 2006, il y a donc moins de trois mois, s’est déroulé un premier « pèlerinage-reconnaissance » de représentants des 3 religions : « Abraham Path initiative » est un projet de l’Université de Harward, en lien avec les autorités turques et les communautés religieuses locales pour ouvrir un « chemin d’Abraham », chemin interculturel et interreligieux pour propager les valeurs héritées de ce père du monothéisme.  D’Ur à Hébron, raviver le sens de l’hospitalité, renforcer le respect des différences, semer des germes de paix : voilà une belle initiative,  dans ce Proche-Orient si tragiquement secoués par  de sanglantes violences ! 

Une idée à suivre et à encourager… Un nouveau pélerinage à vivre !

JeB -  21 01 2007

“Le dialogue interreligieux est une nécessité”  (Mustapha Chérif)

Mustapha CHERIF, l’un des artisans les plus convaincus du dialogue islamo-chrétien., premier intellectuel musulman à avoir rencontré en 2006 la Pape Benoît XVI, ancien ministre algérien de l’enseignement supérieur, a été ambassadeur au Caire. Professeur à l’université d’Alger, à l’Institut d’études diplomatiques et de relations internationales, recteur et fondateur de l’université de la formation continue, professeur invité au Collège de France, c’est l’une des figures de proue d’une nouvelle génération d’intellectuels musulmans, soucieux d’allier authenticité et progrès.
Il a, récemment, publié deux importants ouvrages : «L’islam, tolérant ou intolérant ?», et «L’islam et l’occident - Rencontre avec Jacques Derrida» (Ed. Odile Jacob, 2006).

Voir le site très intéressant de M. Mustapha CHERIF >  http://mustaphacherif.com

JEB 08 01 2007

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