J’ai vu hier soir le film réalisé par Eran RIKLIS: les citronniers. Dans la banlieue de Jérusalem, le ministre
israélien de la défense vient s’installer dans une vaste villa en limite d’une propriété arabe plantée de citronniers. Pour la sécurité de ce dignitaire et de sa famille, les citronniers, seule
ressource de Salma doivent être coupés. Le combat de cette veuve palestinienne pour conserver ce bien de famille traduit la logique de peur qui triomphera sur le bons sens, sur les tentatives
toujours avortées de compromis ou de concession. Un rôle plein de dignité et de rage retenue, interprété par Hiam ABBASS, réalisatrice-scénariste et actrice
israélienne née en 1960 à Nazareth, également connue sous le second pseudonyme d’Hiam SOUALEM.
Dans cette réalisation, tous les personnages, israéliens ou palestiniens, sont riches de cette complexité qui est une caractéristique propre aux populations du Proche-Orient. Comment ne pas être
ému par ce combat désespéré de Salma, ou ne pas être sensible à l’évolution de Mira, l’épouse du ministre, dans sa compassion grandissante devant l’injuste sort fait à sa voisine
Salma ? Ce film est une manière de dénoncer la folie d’une logique dictée par la peur de l’autre, par le refus d’accepter la différence, par l’impossibilité d’entrer dans
une logique de paix. Et c’est bien là, toute la difficulté d’un vivre ensemble, en respectant chacun que son voisin soit «étranger» !
Jean Bisson 14 06 2008
L'informatique est aujourd’hui un outil incontournable. Notre quotidien privé et professionnel ne saurait échapper à ce média. L’ordinateur et Internet ont
conquis notre vie. Il y a encore quelques dizaines d'années, un ordinateur occupait bien souvent une pièce entière. Ce n'est pourtant que dans les années 80 que la micro-informatique a été rendue
accessible à tous. A l’époque où j’allais prendre ma retraite !
Or durant ce dernier quart de siècle, la révolution informatique a connu une évolution étonnamment rapide. Des premiers ordinateurs qui prenaient une place fort volumineuse pour une rapidité
qu’on trouve aujourd’hui dérisoire, à la miniaturisation et à la rapidité des derniers ordinateurs portables, il y a un abîme. Les progrès sont étonnants et un appareil acheté aujourd’hui devient
presque obsolète une année plus tard !
Aussi, un « musée de l’informatique » vient-il d’ouvrir, avec collections permanentes et expositions temporaires… On peut y re-découvrir l’histoire de l’informatique et des ses progrès,
on peut y voir l’évolution des modèles et de leurs performances.
Pour en savoir plus, vous pouvez vous inscrire à la newsletter du musée en envoyant votre adresse mail à info@museeinformatique.fr
Vous pouvez aussi appeler le serveur vocal infoservices au 08 20 2102 30 pour connaître tarifs, horaires, moyens d'accès et le programme des
expositions.
Jean Bisson 13 06 2008
Prévues depuis janvier, c’est en juin que se sont ouvertes les assises du numérique, avec la discussion au
Sénat d’un projet de loi, dans le cadre de la préparation de la « loi Hadopi » ( Haute Autorité pour le Diffusion des Œuvres et la Publication des droits sur Internet).
Les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) sont les premiers concernés. Jusqu’alors, ils ne voulaient être que des prestataires de service.
L’autorité publique souhaite que les FAI mettent en place une charte qui obligeraient les internautes à respecter certaines clauses. Les FAI pourraient alors être contraints
« d’espionner » les internautes et disposeraient de moyens pour contraindre les usagers à respecter les réglementations.
Pour faire court, les FAI serviraient, malgré eux, de gendarmes… On peut à la fois se réjouir d’une certaine
« moralisation », mais on est en droit également de craindre tous les excès éventuels d’un tel «encadrement»… La liberté comporte certes ses propres limites. De là à systématiquement
"filtrer' (ou "juger") toute publication, ce peut être très vite une véritable censure! De cela je me méfierais beaucoup. Que penser de l’emploi de tels moyens lors de prochaines campagnes
électorales, par exemple !
Jean Bisson 12 06 2008
Du 14 juin au 14 septembre 2008, une Exposition Internationale se tiendra à Zaragoza en Espagne. Le thème choisi est d’une importance vitale,
à l’heure actuelle comme pour les générations futures. L’eau est vie, elle est matière première, elle est énergie, elle est un trait d’union entre les peuples et les régions, elle est germe de
civilisation et source de culture. Elle est, avant tout, un symbole d’universalité. Ce sera une célébration internationale de la relation existant entre l’eau et les communautés humaines.
Cette exposition regroupera plus de 100 participants : des pays, des organisations internationales, des ONG. Le Vatican y aura aussi son pavillon. Plus de 5 millions de visiteurs y sont
attendus. Le site ouvrira ses portes de 9h00 à 21h00 puis de 21h00 à 3h00 du matin pour l’EXPO nuit.
Concernant la participation du Vatican, le cardinal Martino a rappelé que l'enseignement social de l'Eglise est
particulièrement attentif à la question de l'eau et du développement durable: «L'utilisation de l'eau et des services qui y sont liés, a-t-il dit, doit viser à satisfaire les besoins de tous,
en particulier de ceux qui vivent dans la pauvreté. Un accès limité à l'eau potable sûre a une incidence sur le bien-être d'un nombre immense de personnes et est souvent la cause de maladies, de
souffrances, de conflits, de pauvreté et aussi de mort Cette 'manifestation sera l'occasion d'un congrès promu par le Saint-Siège et par le diocèse de Saragosse sur le thème : «La question
écologique: la vie de l'homme du monde». Il abordera les dimensions théologiques de l'environnement et de la responsabilité de l'humanité qui doit répondre au commandement de Dieu de dominer la
création».
J’ai un dossier personnel, ouvert depuis longtemps, sur «L’eau dans la Bible» : passionnant projet, tant au niveau des textes et de leur symbolisme qu’au point de vue de l’art qui illustre
ce thème primordial de l’eau… Mais le temps me manque ! Ce pourrait devenir l’objet d’une réalisation collective ! Si des collaborateurs étaient intéressés, qu’ils se
manifestent.
Jean Bisson 11 06 2008
Extrait d’un article du quotidien Le Monde que Christophe Jakubyszyn a signé et qui m’a beaucoup
amusé. Voici les critères qui fondent selon son analyse la cour présidentielle…
Défendre le président. Le chef de l'Etat est un affectif qui attend de ses
proches qu'ils serrent les rangs lorsqu'il est attaqué. Là encore, Xavier Bertrand monte au front sur tous les sujets, y compris quand le président insulte un passant au Salon de l'agriculture.
"On n'a pas le droit d'humilier un président de la République", avait estimé le ministre du travail, allant jusqu'à se féliciter que le chef de l'Etat ne se laisse pas insulter. Le président
reproche à l'inverse à François Fillon de rester muet dans ces occasions.
Etre heureux. Le pouvoir est une fête aux yeux de Nicolas Sarkozy, qui ne
le conçoit pas autrement. "Je suis heureux que vous soyez mes ministres, je veux vous voir heureux de l'être", avait-il adressé à ses troupes lors du premier conseil des ministres de
l'après-élections municipales. Nadine Morano, qui affichait d'emblée son plaisir d'avoir été nommée, avait immédiatement reçu les félicitations du président.
Etre belle mais pas trop bling-bling. Rachida Dati, Rama Yade et Valérie Pécresse, les trois "drôles de dames" de la campagne de Nicolas Sarkozy, ont aussi été choisies pour leur charme.
"Elles sont très belles", redira le président à quelques journalistes, au bar de l'hôtel Willard, à Washington, désignant Rachida (Dati), Rama (Yade) et Christine (Lagarde), qui
l'avaient accompagné au dîner officiel à la Maison Blanche. Au début du quinquennat, être glamour, voire bling-bling, poser dans la presse people, faisait aussi partie de la panoplie du bon
ministre. Austérité médiatique oblige, ceux qui en ont trop joué, comme Rachida Dati, ont perdu des points.
10 06 2008 Jean Bisson
Extrait d’un article du quotidien Le Monde que Christophe Jakubyszyn a signé et qui m’a beaucoup
amusé. Voici les critères qui fondent selon son analyse la cour présidentielle…
Obtenir des résultats. Xavier Bertrand arrive en tête dans cette catégorie
aussi. Mais le président a aussi félicité Roselyne Bachelot pour le faible taux de grévistes dans la fonction publique hospitalière et Eric Woerth pour avoir mené à bien la fusion de la direction
des impôts et celle de la comptabilité publique.
Etre politiquement incorrect. Si le chef de l'Etat aime la loyauté, il
adore le débat d'idées. "Venez avec des idées sur tous les sujets", a-t-il demandé au clan des sept. Celui qui réussit à le surprendre en bousculant les idées reçues ou en cultivant le
politiquement incorrect est sûr de faire son effet. C'est le cas de Xavier Darcos, qui va à l'encontre des idées majoritaires dans l'éducation nationale et qui flatte la culture du résultat.
"Il fait un travail remarquable", dit de lui le président de la République.
Ne pas contredire le président (même quand on a raison). Eric Woerth, qui
avait le premier souligné – avant le Conseil constitutionnel – le problème de la rétroactivité de la déduction des intérêts d'emprunts pour l'acquisition d'une résidence principale, a failli en
perdre sa place.
Le ministre du budget a compris la leçon. Il s'efforce désormais d'arrondir les angles, quitte à abandonner sa vertu budgétaire pour satisfaire les arbitrages du
président. Fervent partisan de l'augmentation de la redevance en 2007, il ne défend plus cette option qui a été rejetée par Nicolas Sarkozy.
09 06 2008 Jean Bisson (la fin demain)
Extrait d’un article du quotidien Le Monde que Christophe Jakubyszyn a signé et qui m’a beaucoup
amusé. Voici les critères qui fondent selon son analyse la cour présidentielle…
Etre loyal. Le président est un chef de bande qui aime les ralliements.
Xavier Bertrand, premier poids lourd du gouvernement Villepin à avoir rallié officiellement le candidat Sarkozy, le 2 décembre 2006, y gagna le poste de porte-parole de la campagne
présidentielle. Et une aura durable. "Comme toujours, il a bien parlé", commentait M. Sarkozy, le 19 mai, après une mise au point du ministre du travail sur les 35 heures. Autre exemple de loyauté récompensée : Brice Hortefeux, un moment tenu à l'écart du président par son ancienne femme, Cécilia, a retrouvé une place à la hauteur de sa fidélité
absolue.
Etre hyper-dynamique. "Etre actif ne suffit pas. Il faut toujours se
remettre en question, être dans l'initiative, ne jamais se reposer sur ses lauriers", théorise l'un des sept. Occupée à mettre en oeuvre la réforme des universités, Valérie Pécresse est
aujourd'hui moins en cour que ceux qui – comme MM. Bertrand ou Darcos – ne cessent d'annoncer de nouvelles réformes.
Jouer grand public. "Même secrétaire d'Etat aux anciens
combattants, je ferais parler de moi tous les jours", avait confié il y a quelques années Nicolas Sarkozy à Nadine Morano. A peine nommée, l'impétrante secrétaire d'Etat à la famille s'est
empressée de mettre en pratique ce conseil en lançant une vaste campagne sur les dangers d'Internet pour les mineurs. Un sujet grand public, populaire et rassembleur, comme le président les
aime.
08 06 2008 Jean Bisson (à suivre demain)
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