C'est hier mercredi et aujourd’hui jeudi 24 janvier que se tient à DAVOS, en Suisse, le 38ème Forum économique mondial. Cet événement se déroule en pleine tourmente financière sur les marchés boursiers et, on peut le dire, en pleine crise économique mondiale. André Schneider, directeur général du Forum, n’a pas caché que le désarroi global du marché financier et les difficultés économiques seront au centre de l'ordre du jour. Venus du monde entier, 2500 dirigeants économiques et politiques échangent durant ce forum de 5 jours. Ils ont à l’ordre du jour l’incertitude des marchés financiers, la prospective hésitante sur l'économie globale, les conséquences du réchauffement climatique, la crise et le renchérissement de l'énergie, la sécurité alimentaire, etc.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, se rendra au Forum économique mondial de Davos les 23 et 24 janvier 2008 pour rencontrer des dirigeants internationaux et participer à deux sessions publiques: « sur la question de l'implication économique des risques géopolitiques des dix-huit prochains mois », et en séance plénière, sur « le nouveau concert des puissances et ses conséquences sur la gouvernance mondiale ».,
Sans sous-estimer l’intérêt d’une telle rencontre internationale, on peut tout de même s’interroger pour savoir à qui elle profite concrètement : aux trusts mondiaux qui y participent ? aux politiciens des grandes puissances économiques ou financières ? Quant à moi, et probablement à vous chers lecteurs, nous n’aurons pas notre mot à dire, nous aurons simplement à verser notre quote-part pour régler les factures !
Jean Bisson - 24 01 2008
« Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté » tel est le titre d’une campagne organisée actuellement par le Conseil Général de l’Ile de France. Il est effectivement étonnant que les moyens de contraception soient aussi mal utilisés et que tant de grossesses « non désirées » conduisent presque une femme sur deux à devoir recourir à une « I.V.G. » (interruption volontaire de grossesse), voire à un avortement (l’lVG étant légale, mais devant intervenir en un délai très limité). Beaucoup de médecins refusent d’ailleurs de pratiquer une IVG, et de nombreuses françaises doivent aller en Espagne ou en Hollande pour cette intervention médicale. 600 avortements quotidiens en France, c’est tout de même beaucoup !
Si l’IVG demeure éthiquement condamnée par l’Eglise, c’est qu’elle considère que l’embryon, dès la conception, est un être humain. La liberté sexuelle est aujourd'hui du domaine privé, mais se préserver d‘une grossesse demeure un problème qui ne se maîtrise pas facilement, ni au niveau individuel, ni au niveau social.
Je crois qu’il faut se garder de juger et de condamner ce phénomène de société, mais ne faut-il pas s’attacher plus sérieusement à éviter tant de drames ? Et l’éducation me paraît encore bien insuffisante en ce domaine.
Jean Bisson 23 01 2008
L’avant-dernier «poilu» de la guerre de 14-18 est mort. Pour le dernier survivant, les autorités civiles et militaires ont le projet de lui faire des «obsèques nationales». Mais, France-inter, hier matin, annonçait que le dernier poilu a fait savoir qu’il avait décidé de refuser des obsèques nationales. Sa raison est simple; il souhaite ainsi manifester son indignation pour toutes les victimes des guerres qui n’ont jamais été dignement honorées. Voilà un choix qui me rend bien sympathique ce vétéran de la «Grande Guerre» !
Et je pense, notamment au sort indigne des anciens Harkis (1): les autorités françaises n’ont jamais exprimé leur regret d’avoir abandonné ces frères d’armes.
(1) Ancien combattant d’Algérie, je suis particulièrement indigné de cette lâcheté des responsables politiques français.
Jean Bisson 22 01 2008
Henri Guaino, plume de Nicolas Sarkozy, a expliqué «la politique de civilisation» : «Tout projet collectif implique que que les gens s’y reconnaissent et, surtout, qu’ils se l’approprient». Mais quand un seul homme s’approprie tout projet collectif, il se retrouve seul à s’y reconnaître !
(Billet lu sur Marianne du 19 au 25 janvier, page 6)
Jean Bisson 21 01 2008
La semaine de prière pour l'unité des chrétiens fête ses cent ans ! Aux Etats-Unis, en 1908, Le Père Paul Wattson lança cette journée de prières pour rassembler les chrétiens des divers courants. C’était les premiers pas de l’œcuménisme. Aujourd’hui cette journée de prières est universellement célébrée par des chrétiens qui ne se considèrent plus comme des ennemis, mais qui, se voulant frères, souffrent de ne pas être en pleine communion… Au Cénacle, Jésus priait déjà «afin que tous soient un !»
Les disciples du Christ sont des hommes, comme les autres… Difficile de s’entendre! Mais, on prie, parfois ensemble, durant cette «semaine de l’Unité»… Et c’est déjà bien.
Jean Bisson – 20 01 2008
Signé par 138 Autorités musulmanes, dont les grands muftis d'Égypte, de Palestine, d'Oman, de Jordanie, de Syrie, de Bosnie et de Russie, et par de nombreux imams et intellectuels sunnites, chiites et soufis des cinq continents, un manifeste de 39 pages intitulé « Une parole commune entre Nous et Vous », a été adressé en octobre dernier au Pape Benoît XVI, à Rowan Williams, chef de l'Église anglicane d’Angleterre, et aux principaux représentants des Églises orthodoxes, luthérienne, baptiste, méthodiste et réformée. Ce texte sera publié le 20 janvier dans le N°2394 de la Documentation catholique (Editions Bayard-Presse).
Jean Bisson 19 01 2008
Le nombre d'enfants "en danger" augmente en France. C’est l’info publiée par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (ODAS), dans son rapport de novembre dernier. En 2006, 98 000 enfants ont fait l'objet, d'un signalement, soit mille de plus que l'année précédente : maltraitance, violences physiques, situation d’insécurité morale ou physique ou dans un contexte compromettant l’éducation…Cette dernière carence éducative concernerait 53% des enfants et pourrait être liée à la précarité financière des familles. Le rapport souligne aussi l’augmentation importante des « violences psychologiques ». Une loi de mars 2006 sur la protection de l'enfance a mis en place une cellule départementale destinée à signaler les "informations préoccupantes". Il est donc possible que, du fait de cette loi, les travailleurs sociaux aient été plus attentifs. (d’après un article signé Anne Chemin, paru dans le Monde du 13 novembre 2007)
Jean Bisson – 18 01 2008
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