JeB 23 07 2007 – (Demain > Symbolique du Trois…)


Les infirmières bulgares et le médecin palestinien, prisonniers en Lybie depuis 8 ans et 3 fois condamnés à mort, viennent d’être libérés. Là est l’essentiel, puisque ces accusés avaient toujours clamé leur innocence. Merci à tous ceux qui ont travaillé à cette libération.
Le premier est de savoir comment ces enfants lybiens ont été contaminés par le sida. Les vraies responsabilités restent à démontrer. Le seront-elles un jour? Je l’espère.
La seconde serait de savoir pourquoi, après de longues négociations menées depuis des années par les autorités françaises, la libération s’est faite en mettant en vedette Mme Sarkozy qui, à ma connaissance, n’a que le titre, d’abord boudé me semble-t-il, de 1ère Dame de France? La présence conjointe d’un ministre, représentant le gouvernement français n’aurait-elle pas été souhaitable?
Qui tire les marrons du feu... Voir la fable !
Le 2 introduit la « DI-versité », notion qui va nécessairement s’opposer à l’ « UNI-versité »…(L’Université prétendant détenir seul tout le savoir…)
Les hébreux ont nommé le 2 : Sagesse. (Le Un étant appelé : Couronne, le 3 : Intelligence et le 4 : Amour.)
Tout symbole, du fait de cette dualité existentielle, présente donc toujours un aspect positif et un aspect négatif. Vie et Mort. Etre et Non-être. Lumière et Obscurité (ou Nuit). Ciel et Terre. Bien et Mal. Paradis et Enfer. Matière et Esprit. Vrai et Faux. Objectivité et Subjectivité. Beau et laid. Etc.
Il faut, je pense, ajouter tout ce qui, symboliquement, va par 2 : les 2 fils d’Abraham, les 2 Tables de la Loi de Moîse, les 2 Royaumes (de Judas et d’Israël) les 2 Testaments, les 2 colombes de la purification, les 2 poissons (dans l’évangile de la multiplication des pains), la deuxième joue à tendre à l’agresseur (1), les 2 larrons au Calvaire, les 2 Anges au tombeau, les 2 Anges adorateurs qui encadrent les autels… Et la liste serait longue …
Dans la culture chinoise, le principe binaire est concrétisé par « le Yin » et « le Yang ». Le Yin, noir, est considéré comme passif et féminin, souvent néfaste. Le Yang, blanc, est à contrario, actif et masculin, plutôt favorable.
En conclusion, le 2, union de deux unités. symbolise l´association et la coopération. C´est aussi le germe de l´opposition, de la différence, de la dualité. JE ne suis pas tout SEUL ! A côté de moi, il existe d’autres personnes, à côté de MOI, il existe l’AUTRE.
Les limites de cette bipolarisation seront abordées dans l’étude symbolique du « trois » …
(1)L’interprétation donnée à cette recommandation de Jésus est souvent erronée. Il ne s’agit pas de tendre la même joue, ce qui serait pur masochisme. Il s’agit d’offrir « l’autre joue », c’est dire de faire front à la violence en proposant une autre voie, une autre solution dans la recherche de la paix.
JeB 22 07 2007 (Demain et le 24 : brèves d'actualité. Le 25 > Symbolisme du Trois...)
Le UN, j’y reviens. S'il est « unité-début et origine », UN est aussi « UNI-VERS » (totalité tournée vers son origine unique).
Le plus ancien symbole du l’Univers et du Un, et le meilleur, est le point-centre du cercle ou de la sphère : point immatériel. C’est bien autour de lui que gravitent sans fin cette multitude de points qui constituent le cercle ou la sphère ! De cette rotation « universelle », pour nous immuable, les astres donnent le plus étonnant exemple. On peut noter aussi que cercle et sphère contiennent et impliquent non seulement la notion d’unité, mais celle d’infini, et donc d’éternité.
La Croix égyptienne symbolise bien cette notion : la branche du bas représente la vie terrestre ; la barre horizontale, comme la mort, coupe la vie terrestre, mais au-delà, la boucle, branche supérieure, indique la vie infinie de l’éternité.
Enfin le UN étant aussi le TOUT, contient nécessairement les 2 notions de masculin et de féminin. Si les chiffres et les nombres sont classés en « pairs » et « impairs », le UN doit être considéré à part, comme étant la fusion unifiée du masculin-féminin. Dieu, Créateur, ne peut être - symboliquement et anthropologiquement - qu’une réalité bi-sexuée. D’ailleurs, la Genèse dit qu’après avoir créé Adam-homme (« à son image »), il créa aussitôt Eve, l’être complémentaire, l’incontournable élément maternel.
Pour résumer, UN n’est ni impair, ni pair, il est duel.
Le 2 étant le premier nombre pair, il devient symbole des nombres pairs et donc symbole du féminin.
(d’après diverses sources, livres et internet)
Le « UN », équivaut à la lettre A, première lettre de notre alphabet (ALEPH en hébreu ou ALPHA en grec comme en latin).
C’est la puissance créatrice originelle, le « divin créateur », l’émetteur primordial, « Je parle, fais et crée », le « Je suis ».
Le 1 est l’image de l’homme debout, mais seul. Pieds sur terre, sa tête flottant dans l’air, devient l’axe vertical pour élever son esprit par la connaissance à un niveau d’être supérieur.Le UN dit à la fois l’origine, la primauté, l’invitation à la connaissance, la nécessité de développer ses capacités, l’insatisfaction d’être l’unique.
Dieu lui-même, n’a pu rester seul : il avait autour de lui Archanges, anges et toutes les hiérarchies célestes…
Le UN est totalité de l’origine et totalité de l’aboutissement.
L’idée d’unité et d’éternité est souvent illustrée par le cercle qui n’offre ni début, ni fin. Les artistes l’ont représenté par un serpent qui se mord la queue.
On peut lire dans « l’Imitation de Jésus-Christ » ( I, 3) : "Celui qui trouve Tout dans l’Unité, qui rapporte Tout à l’Unité, peut avoir le cœur stable et demeurer en paix avec Dieu".
JeB 20 07 2007 (Demain > la symbolique du « Deux »…)
Sitôt qu’apparut l’écriture, il semble bien que les hommes en firent très vite une lecture à deux niveaux. Le premier niveau correspondant à une expression littérale liée au langage parlé, le second niveau quant à lui, réservé à des initiés, et correspondant à des valeurs chiffrées et symboliques.
L’alphabet hébreu en est un bel exemple puisque chaque lettre de l’alphabet est utilisée comme chiffre. C’était le même principe chez les grecs.
Il faut savoir qu’en Europe, c’est seulement au X° siècle que fut introduit le système arabe des chiffres, par le Pape Sylvestre II (français, auteur d’un traité de mathématiques « Ars subtilissima mathematicae », science dont il s’était instruit à l’Université arabe de Salamanques).
Alors que le langage des chiffres était pour les hébreux un simple codage que les initiés apprenaient, devenant alors des « kabbalistes », la numérologie s’est résolument liée à l’astrologie et à l’interprétation de l’avenir. La numérologie a transposé à l’alphabet français le même principe. On totalise les chiffres composant le nombre pour arriver à un seul chiffre qui est alors pris en considération.
Je ne m’intéresse qu’à la première approche, celle de la Kabbale, présente dans notre culture profonde puisqu’elle est largement utilisée dans la Bible, tant dans les textes de l’Alliance première, que dans les textes du « Nouveau Testament ».
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