Détenue depuis le 23 février 2002 par les rebelles du FARC, Mme Bétancourt commence sa 7° année de détention, tandis que se poursuivent
contacts et initiatives aux pus haut niveau,
Chacun sait que le temps presse pour sauver les otages les plus fragiles. L'urgence humanitaire imposerait la libération très rapide de
cette femme (la dernière détenue) et des hommes malades.
Dans le concert international, l'engagement des autorités françaises semble sérieux. Il faut poursuivre non seulement les contacts diplomatiques, mais également la pression médiatique pour une
libération négociée de tous les otages. Toute manifestation pour exiger le respect de la personne humaine, de sa liberté, de sa dignité, de son droit aux soins
médicaux, doit être encouragée avec force et constance, jusqu’à la libération de tout otage.
Jean Bisson 29 02 2008
Deux avocats, Jean-Denis Bredin et François Sureau ont publié dans le Monde du 21 février dernier leur point
de vue sur la manière alarmante dont le gouvernement entend faire appliquer sa proposition de loi sur la rétention de personnes en fin de peine mais considérées
dangereuses. Si la finalité est juste, la procédure semble bafouée les règles fondamentales de la démocratie.
«Etrange situation de notre vie politique : dans la
défaveur de l'opinion qui semble atteindre le président de la République, l'essentiel semble ne compter pour presque rien. L'essentiel ? Depuis six mois l'exécutif a mis à mal quelques-uns des
principes qui fondent notre démocratie et sa réputation, sans susciter, semble-t-il, de véritable inquiétude. Des voix courageuses se sont fait entendre, des associations ont protesté : mais ces
manquements au droit, à la liberté, pouvaient-ils desservir un gouvernement largement crédité de sa volonté réformatrice ? Disparu l'état de grâce, ces violations de
notre tradition démocratique ont été jugées par l'opinion moins importantes que les péripéties de l'intimité du chef de l'Etat ou l'impression fâcheuse d'un certain désordre gouvernemental. Et ce
qui peut nous inquiéter aujourd'hui, c'est autant l'indifférence d'une partie de l'opinion que la violation des principes. Pour nous protéger, nous aider à dormir tranquilles, le gouvernement a
imaginé et fait adopter par le Parlement cette loi sinistre qui institue la "rétention de sûreté". "A titre exceptionnel, les personnes dont il est établi, à l'issue d'un réexamen de
leur situation intervenant à la fin de l'exécution de leur peine, qu'elles présentent une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive parce qu'elles
souffrent d'un trouble grave de la personnalité, peuvent faire l'objet à l'issue de cette peine d'une rétention de sûreté selon les modalités prévues par le présent chapitre..."
Les mots prennent quelques précautions mais ne peuvent cacher l'effrayante réalité de la loi : l'être humain tenu pour
dangereux pourra être placé en "rétention" pour une période d'un an reconductible indéfiniment, après qu'il eut payé sa peine et alors qu'il eut dû retrouver sa liberté. Il restera "retenu" sans
infraction, sans jugement, sans peine prononcée, parce qu'il est "dangereux", auteur virtuel d'infractions éventuelles. Nous avons cru aux principes qui fondent notre justice et notre droit. Nous
avons cru à la présomption d'innocence, cru que nul ne pouvait être détenu sans être jugé et condamné, qu'aucune privation de liberté ne pouvait frapper un innocent au motif qu'il risquerait de
devenir un coupable. Nous n'avons jamais imaginé que pourrait être détenu définitivement, sous un autre mot, l'être humain considéré comme dangereux et qui semblerait prédestiné au mal. En
quelques mois un gouvernement et la majorité du Parlement nous ont soumis à un droit nouveau, inspiré par la passion, par la peur : devrait s'imposer à nous l'idée que "l'autre" n'est pas un
semblable. Ainsi en est-il de l'individu "dangereux". Ainsi en sera-t-il sans doute un jour de l'étranger qui nous serait "étranger par nature". La liberté, la présomption d'innocence, ce
seraient des règles parfois utiles, bonnes à exporter, mais souvent inquiétantes : pour un gouvernement tant soucieux de séduire l'opinion, de plaire à tous, la sécurité ne doit-elle pas devenir
la valeur suprême, celle qui ne supporterait aucun obstacle et obligerait à tous les sacrifices ? Mais pour préserver les apparences du droit, il fallait à tout prix insérer le juge dans ce
sinistre mécanisme, le juge judiciaire, gardien constitutionnel des libertés. La décision de rétention de sûreté sera donc prise par une "juridiction régionale de la rétention de sûreté"
composée d'un président de chambre et de deux conseillers à la cour d'appel. Un débat contradictoire est même prévu, et un recours serait ouvert "devant la juridiction nationale de la
rétention de sûreté, composée de trois conseillers à la Cour de cassation".
( suite et fin de cet article le 1er mars) Jean Bisson 28 février 2008
Il y a un an, le 27 février 2007, je consacrais ma brève (vous pouvez vous y reporter en cherchant dans « toute la liste »,
colonne de droite), M. Dominique de Villepin, Premier ministre de l’époque, ouvrait en France l’"l'Année
européenne de l'égalité des chances pour tous". Il nous promettait une campagne de sensibilisation et d'information auprès du grand public au tour de quatre grands thèmes:
1- l'égalité des droits et de droit à la non-discrimination, -2 la représentation des minorités sous représentées, -3 la
reconnaissance de la diversité, -4 l'importance des valeurs de respect et de
tolérance.
La HALDE (Haute Autorité de lutte contre la discrimination et pour l'égalité) qui avait été mise en place en
France, avez--vous vu ses actions ou réalisations ? L’avez-vous entendu faire un bilan de son travail au-cours de l’année écoulée ? Etrange silence suivant les effets d’annonce.
Les bonnes paroles, les belles intentions, que sont-elles devenues au bout d’un an ??? Les discours ne sont-ils que du vent
politique ?
On a changé de Président de la République et donc de Premier ministre ; mais c’est la même droite UMP qui est au pouvoir. Et qu’est-ce qui a changé dans cette recherche de légalité des
chances ? Les pauvres ont vu augmenté les prix du pain, des pâtes, des laitages ( de 15 à 50% si l’on en croit le dernier rapport du très officiel « 60 millions de
consommateurs »). Mais les Banques font du bénéfice, même quand elles perdent des milliards ! Les Compagnies pétrolières enregistrent des profits colossaux…
Depuis un an, rien ne s’est amélioré dans le domaine du droit à la non-discrimination. On a « reconduit » au delà de nos frontières, plus de 23000 « sans
papiers » qui, pour la plupart, travaillaient… C’est un curieux concept de l’égalité des changes, lorsque les étrangers en sont exclus ! On force la main à la Justice et au simple respect des institutions démocratiques françaises pour maintenir en prison à vie des personnes qui
« pourraient » être un danger pour la société.
J’écrivais, l’an dernier : « Il y a déjà 20 siècles que les évangiles prêchent l'égalité fraternelle et le devoir de soutien
des pauvres, de la veuve et de l'orphelin comme de l'étranger, donc de tous les sans-droits. Il y a 12 siècles que l'Islam prêche la «zaqat» (l'aumône légale de 1/10ième de ses biens)
en faveur des pauvres !
Dans quel monde nous fait-on plonger ? Notre bulletin de vote reste notre seul moyen de faire savoir dans quel monde nous souhaiterions vivre demain. Sachons nous en servir.
Jean Bisson 27 - 02 - 2008
Le VATICAN a célébré le 14 février dernier le 50ième anniversaire de la proclamation de Sainte Claire par Pie
XII comme «Sainte patronne de la Télévision». Pourquoi a-t-elle été choisie pour assumer cette bienveillante fonction ?
On dit que, dans la nuit de Noël 1252, Ste Claire avait, de sa cellule monastique, vu et donc assisté miraculeusement à la messe qui se célébrait dans l’église d’Assise. Une véritable
manifestation de «télé-vision mystique» !
Que cette grande amie et disciple de St François d’Assise, fondatrice des Clarisses, puisse aujourd’hui éclairer ceux qui font et ceux qui regardent la télévision. Que cette merveilleuse
technique serve à l’information et à la culture des hommes d’aujourd’hui. Qu'elle ouvre les esprits et les coeurs au développement artistique, à la rencontre des diverses cultures, à
l’établissement de liens fraternels et respectueux !
Bref, que Ste Claire (*) inspire une TV qui élève l'homme ...
Jean Bisson 26 02 2008
(*) Il existe, dans la chapelle d'ECOLE 25480 (voir le lien direct dans la colonne de gauche) une belle chasse en bois contenant des reliques de St François d'Assise et de Ste
Claire.
Au Salon de l’Agriculture, l’inauguration par M. Sarkozy restera dans les annales ! Le besoin présidentiel du «bain de foule», qui
peut être une manière d’auto-évaluer sa popularité, a montré le visage sans fard du Président de la République française. Un quidam (pour une fois mal choisi…) à qui le Chef de l’Etat voulait
serrer la main (geste éminament démagogique !) s’est entendu répliquer un refus certes déplacé mais cinglant «Ne m'touche pas, tu m'salis !!» Fallait-il que le Président réponde du tac
au tac et dans le même registre de langage: « Casse-toi, pauvre con ! ». Si la réponse du quidam est provocante, irrespectueuse et condamnable, la réaction méprisante du Président
n'est pas digne du représentant de la France.
Un tutoiement, argotique: double mépris (pour la personne apostrophée et pour la langue française). Pauvre : si on le prend au sens
propre, second mépris : un pauvre ne doit –il pass’incliner devant un riche ? Et – sous-entendu : tu es
pauvre, donc tu n’es rien. Con : mot grossier, et jugement catégoriel de valeur. Associé à pauvre, il est clair que, pour notre Président, si l’on est pauvre c’est parce qu’on est con. Merci Monsieur le Président !
On peut être un brillant avocat, un éloquent politique, et être aussi un Président qui a perdu, avec son sang-froid, une belle occasion de se taire !
Jean Bisson 25 02 2008
Suite à la modification apportée par Benoît XVI au rituel tridentin (de St Pie V) pour la prière du Vendredi saint en
faveur du Peuple juif, et suite aux réactions provoquées, le cardinal Walter KASPER, président de la Commission pour les rapports religieux avec le judaïsme, a précisé le point de vue officiel du
Vatican.
Le pape a voulu enlever le terme offensant «aveuglement» ; il l’a donc supprimé. Mais concernant l’affirmation théologique de Jésus, Messie et Sauveur de tous les hommes – y compris du
peuple juif – il n’est pas possible, pour lui, de le supprimer. Le pacte L'Alliance divine avec le Peuple d'Israël (Noé, Abraham, Moïse, et les Prophètes…) est toujours valide (Dieu ne revient
jamais sur sa Parole!), mais, par sa mort et par sa résurrection, Jésus-Christ (Jésus-Messie) a rendu concrète cette alliance entre Dieu et l’Humanité. C’est vrai !
Mais pourquoi inciter certains catholiques à utiliser ce rite prè-concilaire qui n’est pas «extraordinaire» mais utilisé par les seuls tradistionalistes ? N’aurait-il pas été plus prophétique de
parier sur l’avenir plutôt que sur le passé ?
Jean Bisson 24 02 2008
La chasse des reliques de Sainte Bernadette Soubirous, à l’occasion du 150* anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes, a été
exposée dans la paroisse Ste Bernadette de Rome dès le 7 février. Le dimanche 10 février, cette chasse a été portée à la prison romaine de Regina Coeli. Le 11 février, en procession le long de la
Via della Conciliazione, elle est arrivée à la basilique Saint-Pierre. Les catholiques francophones de Rome avaient rendez-vous en fin d'après midi dans les Jardins du
Vatican, devant la reproduction de la Grotte de Lourdes, pour une procession aux flambeaux et une messe présidée par le Recteur de Saint-Louis des Français.
Le culte des reliques reste populaire et cher au cœur de beaucoup de chrétiens ! C'est intéressant de s'appuyer sur le passé, mais il semble manquer, à mon très
humble avis, la perspective d'avenir.
Jean Bisson 23 02 2008
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