A Paris, s’est ouvert le 27ème Salon du Livre. Cet événement est organisé par le Syndicat national de l'édition, au Salon des
expositions à la Porte de Versailles. Pour la onzième année consécutive, les Affaires étrangères et européennes et Cultures-France mettent en place une librairie Afrique et Caraïbes qui
accueillera de nombreux auteurs francophones de ces régions.
Mais, avec 40 écrivains d’Israël, invités par les Ministères des Affaires étrangères et de la Culture, français et israéliens, l’invité
d’honneur qu’est Israël ne manquera pas de passer inaperçu d’autant qu’une centaine d’ouvrages français traduits en hébreu y sont présentés. Mais c'est aussi une manière de souligner les 60
ans de l'Etat d'Israêl - créé en 1948.
Certains habitués ont boycotté ce Salon, notamment ceux de langue ou culture arabe. C’est très regrettable que les cultures ne puissent pas au contraire être le trait d’union qui relie par delà
les divergences politiques.
Mais la présence récente à Paris du Premier Ministre israéliens, les tragiques incidents actuels dans la bande de Gaza, les implantations israéliennes qui se poursuivent illégalement sur divers
territoires palestiniens, sont autant d’embûches sur le chemin de la paix.
Que faut-il dire ou faire pour que les uns et les autres comprennent qu’aucune paix ne se scellera jamais sur l’exclusion de l’autre, ou imposée par la force ou la violence.
Qui faut-il implorer – et en quelle langue universelle – pour que les fils d’Abraham acceptent de vivre en paix sur une terre qui fut
tour à tour la leur, sans jamais y construire ensemble un havre de paix ?
Jean Bisson 14 03 2008


Commentaires