La Conférence des évêques de France (105 évêques en activité) tient sa 44ième  Assemblée plénière du  27 au 30 mars à Lourdes. Expression du fonctionnement collégial de l'Église, la Conférence des évêques de France est l’instance permanente de coordination et de collaboration des évêques, au service de l’Église catholique en France

Au cours de cette Assemblée, les évêques poursuivront leur réflexion et leurs échanges sur « La mission de l’enseignement catholique dans l’Eglise et dans la société ».

 Le début des travaux portant sur « Catholiques et musulmans dans la France d’aujourd’hui » sera présenté aux évêques par Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry et président du groupe de travail mis en place sur ce sujet en novembre dernier.
Par ailleurs, un an après la parution de l’encyclique de Benoît XVI « Deus caritas est », les évêques ont souhaité entamer, au cours de cette Assemblée, une réflexion sur les enjeux et les défis de la solidarité en France et dans le monde.

Site officiel de l’épiscopat de France : (www.cef.fr)

JeB   31  04  2007    ( Demain… une surprise …)

Le Juste respect de l’autre

Texte de Malek Chebel , Anthropologue, spécialiste de l'Islam, à l'occasion de l'entrée au Panthéon des Justes et de l'hommage du Président Jacques Chirac, le 18 janvier 2006.

Dans ses Lettres persanes au XVIIIe siècle, Montesquieu faisait dire à un de ses personnages  : "Ah ! Ah ! Monsieur est Persan ! C'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ?"  

En fait, derrière cette exclamation un peu badine, se profile une interrogation essentielle. Elle est formulée, il y a bien longtemps, le philosophe chinois Lao-Tseu, qui a su faire aimer le Taoïsme aux occidentaux, disait : « Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure. »

Une dialectique redoutablement fine agit entre la connaissance respectueuse d'autrui et la connaissance de soi-même. Elle est le moteur de la diversité humaine. Je dois dire que dans ce domaine, nous sommes un peu situés entre Lao-Tseu et Montesquieu, c'est-à-dire entre la peur de l'autre que je subis - parce que je ne le connais pas  - et la volonté de transcender cette peur par une meilleure connaissance, au sens où je me reconnais en lui. Pas de respect d'autrui, donc, dans un contexte ou la pluralité est niée, peu considérée.

Allons plus loin. Sans une certaine dose d'auto appréciation, le respect d'autrui n'a qu'une valeur limitée et peu sincère. Il faut de l'authenticité et du courage pour se penser à travers autrui, et pour en accepter l'augure. Mais qui est cet "Autre" qui tient   une part si essentielle de ma vérité ?

L'Autre, c'est l'autre, autochtone ou étranger, proche ou éloigné, qui, mis en interaction avec moi-même, me donne de l'épaisseur et de la dignité. Si une part de ce "moi-même" lui appartient, cela le rend partiellement responsable de ce qui m'arrive.

Telle est la problématique soulevée par les Justes : risquer sa vie   en protégeant celle des autres, cela signifie que l'autre est aussi important que soi-même. Une telle translation de responsabilité induit évidemment un altruisme qui dépasse la bravoure simple, le courage, le calcul. Elle signifie que l'humain doit prévaloir à toutes les formes de barbarie,  indépendamment des visages, souvent trompeurs, que celles-ci arborent.

Emmanuel Lévinas soutient que l'Etranger, "l'absolument étranger", est le seul à pouvoir nous apprendre quelque chose sur nous-même, et Sartre, dans L'être et le néant, n'est pas loin de le penser aussi. Alors, nécessaire, l'Etranger ?

J'en suis persuadé. J'ajoute que tout être en péril est plus proche encore de notre humanité profonde. Enfin, le respect d'autrui comme condition d'émergence de la pluralité humaine  me parait un combat actuel.

Il faut prendre exemple sur ces justes pour livrer nos batailles humaines d'aujourd'hui. Bravo à eux et à ceux qui, dans leur sillage, militent en France pour une citoyenneté exemplaire, une modernité des usages politique et une équité au plan économique.

L'exaltation de cette tolérance et de ce respect vient d'un constat simple, celui d'un "singulier" qui serait mû par des valeurs communes et qui se con

    Merci  Malek Chebel pour cette réflexion !

JeB   30  03 2007  (Demain :  une surprise...)


 

SOINS PALLIATIFS :des moyens insuffisants

Les campagnes sont les moins bien dotées Les soins palliatifs manquent de moyens, en particulier dans les zones rurales, souligne cette synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).

Libération publie un article sur les soins palliatifs. En citant l'exemple de l'Aquitaine, le quotidien montre que les soins palliatifs, notamment dans les campagnes, souffrent d'un manque de moyens. Si la loi du 9 juin 1999 prévoit « le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement », la réalité est toute autre : « de nombreuses zones rurales restent encore très isolées, où les décisions concernant les étapes délicates avant la mort, se prennent dans une grande solitude ». Le manque de moyens financiers et le manque de formation des médecins en sont les principaux responsables.

Source : Libération (Laure Espieu) 17/03/07

JeB  30 03 2007 
(Demain > "Le Juste respect de l'autre", texte de Malek Chebel, Anthropologue)

Oecuménisme : 40 ans de dialogue

Les catholiques peuvent s’engager dans le dialogue œcuménique sans compromettre leur foi, estime le père James Massa, directeur exécutif du Secrétariat pour les questions oecuméniques de la Conférence épiscopale des Etats-Unis.  Il a rappelé que ces 40 dernières années, du Concile Vatican II à nos jours, ont produit  une abondance de déclarations œcuméniques, fruit de dialogues bilatéraux et multilatéraux entre l’Eglise catholique et nos partenaires des Eglises orthodoxes et des communautés ecclésiales de la Réforme.

De nombreux chrétiens ne sont guère conscients des progrès réalisés au niveau du dialogue. Un dialogue qui a tenté de résoudre des contentieux doctrinaux et de trouver de nouvelles manières d’exprimer la foi commune en Jésus Christ.

JeB 29 03 2007           (demain>  SOINS PALLIATIFS : des moyens insuffisants)

 Le partage du pouvoir en Irlande du Nord

Hier incroyable, réalité depuis le 26 mars : les dirigeants des deux principaux partis d'Irlande du Nord, le protestant Ian Paisley et le catholique Gerry Adams, se rencontrant pour la première fois, se sont mis d'accord sur la date du 8 mai 2007 pour un partage du pouvoir. Voulant la paix, l’opinion publique  irlandaise a poussé les frères ennemis à partager le pouvoir et à accepter de travailler ensemble.

Cette volonté populaire de faire taire les rivalités religieuses et politiques pour édifier, ensemble, un bien commun supérieur qui s’appelle paix et respect fraternel des différences, n’est-ce pas, chez nous, ce que propose un certain candidat aux présidentielles françaises qui, au nom de l’intérêt national, rêve que gauche et droite cessent de se combattre et gouvernent ensemble la France ? L’actualité irlandaise tendrait à illustrer que, ce que beaucoup pense n’être qu’une utopie, pourrait se concrétiser !

   JeB  28  03  2007   (Demain > Oecuménisme : 40 ans de dialogue...)

INTER-RELIGIEUX :

« Pour connaître, il faut rencontrer.» C’est pour favoriser le dialogue interreligieux, notamment avec l’Islam qu’une délégation suisse d’évêques se rend du 24 au 31 mars en Syrie, terre de coexistence pacifique et de tolérance entre les communautés chrétiennes et musulmanes. La population  de la Syrie est d'environ 20 millions de personnes, dont 84 % de musulmans, en majorité sunnites, 10 % de chrétiens, 6% d'autres religions  et d'agnostiques.

Des rencontres sont prévues avec le Patriarche grec melkite catholique Grégoire III, le Grand Mufti de Syrie Cheikh Ahmad Badreddine Hassoun, le Nonce Apostolique Mgr Morandini à Damas, le Métropolite Jeanbart à Alep, d’autres représentants des Eglises catholiques, orthodoxes et des communautés protestantes ainsi que des représentants de communautés juives, druzes, musulmanes sunnite et chiite présentes en Syrie.

Une meilleure connaissance entre chrétiens et musulmans, des liens interreligieux et interculturels plus respectueux, dans le contexte mondial actuel, toute démarche dans ce sens est propre à affermir le paix.

 JeB  27  03  2007          (Demain > Irlande : un accord historique !)

EUROPE : Relancer le Traité constitutionnel

Alors que l’on vient de célébrer le 50° anniversaire des Traités de Rome, une réflexion ne s’impose-t- elle pas sur le Traité constitutionnel européen ? Et tout particulièrement pour les Français qui ont, en majorité, voté contre le projet proposé ? Les récents élargissements de l’Union européenne à 27 membres, avec la Bulgarie et la Roumanie, les candidatures qui attendent, dont la Turquie, nécessitent des nouvelles règles de fonctionnement. Tout le monde en est conscient.

Sur quels points  portait le désaccord des Français ? Sur quels points faut-il rester vigilants ? Comment faire « cohabiter » les notions de «laïcité» sans renier pour autant que l’Europe est une mosaïque de Nations de longue tradition et culture chrétienne ? La paix aux Balkans, pour ne parler que de ce problème, demande aux diverses parties concernées une sagesse clairvoyante, une flexibilité et une modération, afin que soient trouvées des solutions qui respectent les droits et les attentes légitimes de tous. Cohabiter dans la diversité est toujours souhaitable, et même possible si chacun respecte l’autre, si, une fois pour toute, l'on accepte de renoncer à la domination, à la peur et à la violence. La paix mondiale ne se peut rêver sans une fraternité déjà européenne !

JeB 26  03 2007   (Demain : "Des évêques suisses en Syrie" (interreligieux)

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