Jour très particulier pour les chrétiens, celui d’une commémoration douloureuse. La mort d’un leader, d’un chef de file, la disparition ignominieuse d’un homme en
qui on pouvait tant attendre de son vivant… Un jour de doute sur la mort, sur son absurdité, sur son injustice apparente, sur son mystère. Aujourd’hui, je me
sens chrétien d’Irak, ou de Palestine. Et je m’interroge sur la mort des martyrs de notre temps, des victimes de notre monde, des injustices économiques, des pauvretés
scandaleuses côtoyant des richesses diaboliques…
Je voudrais croire au respect de la vie humaine, à la liberté garantie de vivre sa foi, librement choisie ou repoussée, à la capacité des hommes à vivre, dans la
différence, le respect de la diversité des cultures, des traditions, des goûts et des affinités. Serait-ce la mort qui, seule, permette de se libérer? Non, pour moi c’est dans le combat
idéologique et par des moyens pacifiques que je tente de me libèrer dans ce monde. N’être qu’un Don Quichotte peut-être, mais cela me semble plus conforme à mon éthique.
Jean Bisson 21 03 2008 (Avec mes excuces pour le retard de ce jour !)
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