En ce jour où la flamme olympique vient de se mettre en route pour la Chine, je poursuis ma réflexion sur le boycott. Le service des sports
du quotidien « Le Monde » a publié le 21 mars dernier un excellent communiqué laissant la parole aux sportifs engagés pour les JO d’août prochain. Tous les avis collectés vont dans le
même sens : pas de boycott de JO ; les divergences commencent lorsqu’on aborde la question du droit des sportifs à manifester leur position lors des Jeux. Sont-ils soumis au
« devoir de réserve » ? Pour les organisateurs des JO, l’engagement de l’athlète comprendrait ce devoir de réserve.
Pour moi, ce sont tous les pays démocratiques du monde qui doivent exercer une pression diplomatique sur les pays qui ne respectent pas les droits de l’homme. Mais il y a toujours la manière de
faire les choses, sans braquer celui à qui l’on prêche la « conversion »… Et c’est précisément la « manière diplomatique » qu’il faut savoir utiliser.
Le soutien des droits tibétains, ne devrait-il pas être mondialement et massivement visible ? Pourquoi ne pas demander un geste
pacifique mais fort, qui pourrait aussi être utilisé par ceux qui se rendront en Chine, sportifs ou supporters : que chacun dès maintenant porte un élément vestimentaire jaune-safran,
couleur du vêtement des moines bouddhistes, couleur emblématique du Tibet. Je suis prêt à le faire.
(lire l’article du Monde, édition du 21 mars. Si vous ne pouvez pas vous le procurez, je peux vous l’envoyer par
mail)
Jean Bisson – 25 03 2008


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