La mosquée de Colomiers, en Haute-Garonne a été, à l'aube du dimanche 20 avril, volontairement incendiée. Par effraction, une
poubelle enflammée y a été introduite. Aucune signature, aucun slogan n’a été relevé. Comme d’habitude, toutes les autorités civiles, Ministre de l’Intérieur, Préfet, Maire et
élus locaux ont crié leur profonde indignation et, la main sur le cœur, tous ont promis que «tous les moyens seront mis en oeuvre pour identifier,
appréhender et traduire en justice les auteurs de cet acte odieux».
Si, un jour, les auteurs de ces chocantes profanations sont effectivement identifiés - ce que je souhaite intensément - quelle serait alors l’utile sanction ? La prison ? Peut-elle leur apprendre le respect dû à tout lieu de culte ? Je ne le crois pas.
Ne vaudrait-il pas mieux les astreindre à découvrir, en les éduquant, qu’un lieu de culte, pour un croyant, est un lieu sacré… Ne faudrait-il pas leur faire comprendre qu’en France, comme dans toute vraie démocratie laïque, chaque citoyen est libre. Que le croyant est donc libre d’aller prier là où il le veut. Et que cette liberté est l’honneur de la République. Une sanction utile ne peut être qu’une contribution à l’éducation civique et au respect des différences, donc de la pluralité, dans tous les domaines...
Concrétement, les auteurs de ces dégradations de lieux de culte, de cimetières, de monuments publics, d'oeuvres artistiquesn etc. pourraient être encadrés, par exemple, par des associations travaillant dans le domaine de la préservation et de l’entretien du patrimoine artistique, religieux ou public… Des bénévoles sont certainement capables de communiquer le respect de l'altérité! Et j’en avais fait moi-même l’expérience - je pense franchement positive - lorsqu’existait, il y a une bonne dizaine d’années, une mise à disposition de délinquants à des associations pour un travail de réinsertion sociale et civique… (Expérience stoppée, me semble-t-il pour des raisons d’économies budgétaires…)
Dilemme : faut-il économiser sur l'éducation pour investir dans les prisons ou cesser d'investir dans les prisons pour miser sur l'éducation ? Le réalisme serait peut-être d'équilibrer intelligemment les deux !
Jean Bisson 25 04 2008 (Demain . L'
Anthropophagisme est-il un tabou ?)
Si, un jour, les auteurs de ces chocantes profanations sont effectivement identifiés - ce que je souhaite intensément - quelle serait alors l’utile sanction ? La prison ? Peut-elle leur apprendre le respect dû à tout lieu de culte ? Je ne le crois pas.
Ne vaudrait-il pas mieux les astreindre à découvrir, en les éduquant, qu’un lieu de culte, pour un croyant, est un lieu sacré… Ne faudrait-il pas leur faire comprendre qu’en France, comme dans toute vraie démocratie laïque, chaque citoyen est libre. Que le croyant est donc libre d’aller prier là où il le veut. Et que cette liberté est l’honneur de la République. Une sanction utile ne peut être qu’une contribution à l’éducation civique et au respect des différences, donc de la pluralité, dans tous les domaines...
Concrétement, les auteurs de ces dégradations de lieux de culte, de cimetières, de monuments publics, d'oeuvres artistiquesn etc. pourraient être encadrés, par exemple, par des associations travaillant dans le domaine de la préservation et de l’entretien du patrimoine artistique, religieux ou public… Des bénévoles sont certainement capables de communiquer le respect de l'altérité! Et j’en avais fait moi-même l’expérience - je pense franchement positive - lorsqu’existait, il y a une bonne dizaine d’années, une mise à disposition de délinquants à des associations pour un travail de réinsertion sociale et civique… (Expérience stoppée, me semble-t-il pour des raisons d’économies budgétaires…)
Dilemme : faut-il économiser sur l'éducation pour investir dans les prisons ou cesser d'investir dans les prisons pour miser sur l'éducation ? Le réalisme serait peut-être d'équilibrer intelligemment les deux !


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