La Fondation Jérôme Lejeune (très présente sur le Web) a publié en mars dernier un rapport sur le développement de l’avortement lié au choix du sexe de
l’embryon. On savait depuis longtemps que ce type de sélection était appliqué en Chine et en Inde par les familles qui tentent d’éliminer les embryons féminins, ou qui éliminent les nouveaux-nés
de sexe féminin à leur naissance. Mais sur les 10 dernières années, dans les communautés chinoises, indiennes et coréennes vivant aux USA, et utilisant la législation
américaine qui autorise l’avortement sur simple demande de la mère, jusqu’à la 26ième semaine de grossesse, le déséquilibre des naissances en faveur des garçons s’est majoré de 50% par
rapports aux naissances dans les familles non asiatiques.
Le dépistage du sexe de l’embryon, après échographie, se faisait déjà sur simple analyse sanguine. Mais aujourd’hui des sites internet proposent un diagnostic sur simple envoi d’un goutte de
sang, dès la 6ième semaine de grossesse. Un rapide développement de cliniques privées spécialisées dans ce domaine de l’avortement a donc été enregistré.
Que faut-il penser de cette pratique favorisant un déséquilibre dans ces groupes de populations ? Ce phénomène devrait s’amplifier, devenant un trait culturel beaucoup plus qu’une nécessité
économique ou un choix politique. Quel sera l’équilibre humain et quel sera la sexualité demain d’une Chine et d’une Inde avec moins d’une femme pour 2,2 hommes… ce qui est déjà le cas en
Chine ! C’est ce que décrit Isabelle Attané, chercheur à l'Institut National d’Etudes Démographiques, auteur de «Une Chine sans femmes». (Le site de l’ INED est fort
intéressant…)
Jean Bisson 05 05 2008


Commentaires