Au lendemain du passage du cyclone Nargis, on dénombre déjà plus de 25 mille morts et plus de 40 mille disparus, plusieurs centaines de milliers de victimes qui ont tout perdu : membres
de leur famille, lopin de rizière, nourriture, bétail, travail…
A Paris, une réunion interministérielle avec des ONG s’est tenue dès hier après-midi, au
Ministère des Affaires étrangères et européennes. La France est donc prête à intervenir si les autorités birmanes font appel à l'aide internationale.
La junte militaire au pouvoir reconnaît, deux jours après cette tempête, l’ampleur des dégâts, et acceptera l’aide internationale, mais cette aide sera «sous contrôle»…
Espérons que les ralentissements bureaucratiques de ce «contrôle» et que les "prélèvements" ne seront pas trop importants !
Dans ces pays où cyclones et tempêtes sont fréquents, on est en droit de se demander pourquoi les intempéries naturelles, prévues par la météorologie, peuvent faire autant de victimes.
N’est-ce pas le rôle des gouvernants d’instruire les populations des conduites à tenir lors des alertes, de veiller à la qualité des constructions, de prévoir la création de lieux ou d’abris
sécurisés, de doter les régions les plus vulnérables de procédures adaptées en cas de danger… L'imprévision des politiques n'est-elle pas flagrante et coupable ?
En Amérique aussi, des ouragans ont fait récemment beaucoup de dégâts matériels, mais sans mort d’homme. Jean Bisson - 07 05 2008


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