L'ambassade de France en Algérie a signalé que, le 20 octobre dernier, le général Jean-Louis Georgelin,chef d'état-major des forces armées françaises, a officiellement remis à son homologue algérien, le général Ahmed Gaid Salah,les plans des mines antipersonnelplacées le long des lignes "Challe" et "Morice" par l'armée française entre 1956 et 1959 Ces champs de mines, installés le long des 460 km de frontière avec la Tunisie, et des 700 km de frontière avec le Maroc, étaient censées empêcher la circulation et le ravitaillement des combattants de l'Armée de libération nationale (ALN). L'Algérie réclamait ces documents depuis 1962.Il aura ainsi fallu presque un demi siècle, pour qu’un déminage définitif puisse être accompli.Il aura fallu aussi - hélas - combien d’innocentes victimes, dont beaucoup d’enfants, de simples petits bergers ?Le quotidien El Watan avance une estimation de 40 000 morts et de 80 000 mutilés.L’armée algérienne estime avoir déjà relevé plusde8 millions de mines sur les 11 millions posées par l’Armée française. Mais la raison fondamentale de ce geste des autorités françaises, est probablement dû à la simple conviction que ces mines abandonnées sont recyclées par les groupes islamiques extrémistes comme base des engins explosifs qu’ils utilisent pour leurs attentats. Entre Algérie et France, d’autres questions restent a débattre :le sort des « archives de la période française »,l’examen des « conséquences des expérimentations nucléaires française au Sahara »… Mais tout peut s’arrangerautour des besoins énergétiques français (gaz et pétrole) et autour des besoins financiers et technologiques algériens. Pour ma part, je regrette beaucoup que ce ne soient pas - avant tout - les besoins culturels des uns et des autres qui rapprochent les peuples riverains de la cette maternelle et superbe Mer Méditerrannée !
Jean Bisson 26 10 2007 (Demain> PALESTINE: la seule Télévision chrétienne du Moyen Orient obligée de s'arrêter ...)
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