Catherine Bédarida a signé dans le Monde un article consacré au film « Le Viol, une arme de guerre au Congo » qu’Arte a programmé le 15 novembre à 22 h 15. Comme en Bosnie ou en Tchétchénie, le viol est utilisé au Congo comme outil de destruction des populations. Au Sud-Kivu, les agresseurs sont, pour la plupart, des miliciens rwandais qui ont participé au génocide. Dès 1994, quand le gouvernement qui les employait a été militairement défait, ils ont fui le Rwanda, souvent sous la protection des soldats français. A ces milices, s'ajoutent aujourd’hui des bandits locaux. Pour acheter des armes et pour s'enrichir ces forces clandestines pillent les minerais précieux de la région et rançonnent les populations. Une nuit, des miliciens ont débarqué dans leur village : biens pillés, maris assassinés, enfants battus, filles et femmes torturées, violées ou parfois contraintes à suivre les miliciens comme esclaves sexuelles. Les autorités médicales soignent chaque jour de nouvelles femmes victimes. Beaucoup doivent subir une intervention chirurgicale les rendant stériles. Des viols accompagnés d'une très grande violence, expliquent les soignants. Ces faits sont connus de la communauté internationale. Mais les forces envoyées par l'ONU dans la région, manquent de moyens humains pour protéger les civils.
Jean Bisson - 16 novembre 2007


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