

Aujourd’hui, des chercheurs empêchent à Paris la tenue d’un Conseil d’Administration du CNRS, réunion devant peaufiner une réforme ( gouvernementale) du statut et du
fonctionnement de la recherche. Pourquoi cette tentative de blocage ? Sur quoi portent les changements ? L’autonomie de la recherche ? Son évaluation ? Son
financement ?
Chacun peut admettre que l’Etat qui finance cet indispensable secteur ait son mot à dire. Chacun peut constater que la situation du CNRS pourrait être, sans passion, analysée et, sans doute,
améliorée…
Le conflit actuel paraît donc, une fois de plus, une affaire de méthode : le gouvernement impose sa méthode au Conseil d’Administration sans une véritable concertation de la base. Le
regroupement en 8 pôles est-il « la solution » ? Ne cache-t-elle pas une volonté d’économie ou la volonté de « briser » les « chapelles » qui semblent bien être
une réalité au sein du CNRS ?
La question n’est pas simple ! Pour m’en tenir aux principes, je suis convaincu qu’aucune réforme ne devrait être imposée sans participation des intéressés (le contraire est une
mauvaise méthode) ; par ailleurs et contradictoirement, j’applaudirais à l’autorité du gouvernement qui tente de supprimer les « chapelles » (mais ne serait-ce
pas la même question à se poser dans d’autres milieux tels le notariat ou la médecine ?).
Mais, en diplomatie, je refuse que la fin justifie les moyens !
Jean Bisson 19 06 2008 (avec mes excuses pour le retard de la mise en ligne !)
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