

Moïse et Aaron, aux jours de l’Exode, prolongent leurs mains avec le «bâton de Dieu»…ce média qui unit symboliquement les hommes au Créateur, qui amplifie l’action humaine par la puissance divine (Exode, 7 à 10 et 14, 16 pour le passage de la Mer Rouge). C’est du même bâton que Moïse frappera le rocher et fera sourdre une source au désert (Exode 17, 5).
Lors du combat contre Amaleq, Moïse tiendra ses mains levées… (Exode, 17, 11-13).
Dans la tradition d’Israël, la main produit de nombreux gestes religieux : tendre la main, c’est interpeller la divinité. « Au jour d’angoisse, j’ai cherché le Seigneur ; la nuit, j’ai tendu la main sans relâche » dit le psalmiste (Ps 77, 3).
Les mains humaines tendues sont aussi des actions de grâces : « Que monte ma prière, en encens devant ta face, les mains que j’élève, en offrande du soir : » (Psaume 141, 2) Les mains peuvent encore acclamer le roi ; « Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu en éclats de joie ! C’est le Seigneur, le Très Haut, le Redoutable, le grand Roi sur toute la terre ! » (Psaume 47, 2-3).
Jean Bisson 23 07 2008
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