5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 23:06

L’évangéliste St Matthieu, au chapitre 6, versets 3 à 11, utilise 9 fois la formule initiale « Heureux… »

Mais, quand on lit la première béatitude (verset 3) et la 9° (verset 11) on s’aperçoit que ces deux éléments sont identiques dans leur aboutissement : « … le Royaume des Cieux est à eux». Il ne s’agit pas là de «béatitudes», mais d’un effet de style (courant dans le littérature orientale et sémite en particulier) que l’on nomme une «inclusion». Les versets 3 et 11 ne doivent donc pas être pris comme des béatitudes, mais comme «page de garde» et «page finale» qui encadrent et mettent ainsi en valeur les SEPT béatitudes centrales (les versets 4 à 10).  C’est ainsi que l’abbé Louis Redoutey, fin bibliste franc-comtois et ancien stagiaire de l’Ecole biblique de Jérusalem, présentait cet étonnant et superbe chapitre de l’Evangéliste Matthieu.

Pour que de tels textes utilisent ainsi dans leur construction le chiffre sept, ce ne peut pas être le fruit du hasard, mais bien l’aboutissement d’une tradition, d’un besoin de mise en forme symbolique.

Peu importe que le lecteur ne voit pas cela, ne soit pas initié à cette symbolique, il y participe inconsciemment tout de même.

Ceux qui ont la curiosité d’aller plus au fond du texte biblique, peuvent se reporter aux brèves que j’ai déjà consacrées au Sept…

Jean Bisson – 06 10 2008

Partager cet article

commentaires