Bonjour et bienvenue sur ce blog qui vous propose une brève quotidienne ! JeB
Liées aux religions, les odeurs le sont aussi. Par les lieux où les croyants se rassemblent, par les accessoires qu’ils utilisent…
La flamme d’un cierge fournit lumière et odeur ! Les églises orthodoxes sont inséparables de l’odeur d’encens
que leurs liturgies utilisent avec grande complaisance. Dans les lieux confinés et par forte chaleur estivale, dans les ermitages d’Egypte, l’occidental néophyte peut atteindre la
suffocation !
Il y a l’odeur des mosquées, de leurs tapis foulés par des multitudes de pieds que les ablutions rituelles n’ont point privé de leur odeur.
Il y a souvent aujourd’hui, dans de nombreuses églises en Europe, cette odeur de poussière humide, allant jusqu’à celle de moisi, caractéristique des lieux insuffisamment aérés. Les bonnes
odeurs, généreuses, n’aiment pas être emprisonnées ! Un coup de plumeau pour ôter la poussière d’une vieille boiserie ou d’un antique banc, une once de cire annuelle pour nourrir le bois
parfois séculaire, et voilà un lieu qui fleure la vie, la santé, la convivialité !
Il y a, des odeurs plus subtiles, celle des «huiles parfumées» dont on se sert dans les rituels, à l’image des huiles dont les athlètes se recouvraient le corps dans l’antiquité greco-latine. Symboliquement, les onctions ont cette haute fonction de transmettre la force et le pouvoir. Le sacre d’un roi passait par l’onction. Dans le sacrement catholique des malades (autrefois nommé «l’Extrême-Onction»), on pose cette huile symbolique sur le front et sur les mains de la personne. C’est un signe symbolique fort.
Et ne dit-on pas parfois que quelqu’un est (ou n’est pas) «en odeur de sainteté» ? Dieu, c'est évident, ne peut être sans disposer d'un nez divin !
(à suivre > Odeurs, commerce et santé publique)
Jean Bisson – 21 06 2009
bonne journée ! witney
J Bisson