15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 08:22

 

Oui, c’était hier que l’on commémorait le 4ième centenaire de l’assassinat du « Bon Roi » Henri.

Et ce matin même, je suis en retard pour mettre en ligne mon billet, commencé hier, puis perdu par maladresse.

L’histoire a conservé les aspects positifs de ce souverain qui, issu d’une famille protestante, a accepté, pour régner, d’embrasser le catholicisme romain largement majoritaire.

Pour apaiser cette guerre fratricide, il eut raison de céder à la raison d’état et de promulguer l’Edit de Nantes, un pas important pour le respect de la liberté religieuse.

Il manifesta aussi la rare capacité de s’entourer de bons ministres, tel que Sully. La « poule au pot » du dimanche, dans une France essentiellement rurale, reste comme sa volonté d’élever le niveau de vie de ses sujets.

On peut oublier l'appétit du fougueux tempérament royal : ses biographes ont listé 73 «maîtresses» que sa générosité royale a dotés  de 23 enfants !

Mais je ne peux oublier qu’aux heures tragiques de la Révolution française, la Basilique de St Denis, où reposaient de nombreux rois de France, fut pillée et les tombes royales profanées. Ma mère (qui, il y a plus d'un siècle, faisait ses études à la Maison de la Légion d’Honneur qui jouxte la cathédrale ) m’a raconté que les deux révolutionnaires qui avaient ouvert le cercueil plombé d’Henri IV, furent retrouvés morts, asphyxiés sans doute par les gaz dégagés par la décomposition du cadavre.

Je n’ouvre jamais une bouteille de Jurançon sans y associer ce souverain qui avait fait de ce vin de velours - origine oblige - son breuvage préféré ! Je partage au moins cette faiblesse avec Henri IV !

Jean Bisson – 15 05 2010

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