

Parmi les premières victimes, à Rangoonun, un journaliste-photographe japonais a été tué. L’armée tirait sur les manifestants. Ce reporter travaillait pour que la vérité parvienne au monde libre. Des centaines de moines bouddhistes ont été arrêtés. Les liaisons téléphoniques internationales et les contacts par Internet sont brouillés, voire coupées. Les visas des journalistes français ont été refusés, les représentants diplomatiques birmans laissant entendre que le Président français était trop bavard. Bref, toutes les conditions pour une répression sans pitié sont réunies pour éliminer ceux qui revendiquent le droit à la démocratie.
La pression politique et économique internationale peut-elle faire entendre raison à ces vieux généraux malades physiquement et mentalement, qui gouvernent dictatorialement ? Hélas, je n’y crois guère. Seuls, la volonté et le courage du peuple birman, surtout s’il se sent soutenu de l’extérieur, pourra faire basculer l’armée dont le soutien au régime n'est peut-être pas unanime. Mais le sang coulera, abondamment. Tristes rougeurs automnales pour les Birmans !
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