21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 00:01

Quatre militaires français sont encore tombés hier, plusieurs autres ont été blessés, à l'intérieur même d'un casernement de l'armée nationale afghane. L'un des jeunes afghans à l'instruction n'était sans doute qu'un taliban infiltré pour réaliser cet attentat meurtrier. Il a été arrêté. Il s'attendait sans aucun doute à mourir lui-même dans une forme de suicide idéologique. C'est ainsi que leurs mentors les dressent.

Bien sûr le gouvernement français réagit. Le Ministre de la défense est parti sur les lieux. Évidemment le Président menace de suspendre l'activité des instructeurs français si les autorités afghanes et leur armée ne sont pas en mesure d'assurer la sécurité au sein même de leurs troupes... Mais notre Président n'en donne pas la recette !

Ceux qui connaissent, parce qu'ils l'ont vécu, ce qu'est la rébellion interne d'un peuple, rébellion ici renforcée par l'exploitation d'un fanatisme religieux largement exploité, comprennent qu'il n'y a rien à faire avec les moyens dont disposent les armées occidentales. L'aviation et toutes les technologies les plus sophistiquées seront mises en échec ! Et c'en est la triste preuve.

82 morts déjà. Plusieurs centaines de blessés et de mutilés. Ce sont donc des centaines de familles françaises qui porteront longtemps  dans leur cœur et dans leur chair le prix cruel de cette intervention militaire en Afghanistan.

Il serait indécent d’évoquer aujourd'hui le coût de cette guerre. Pourtant, lorsqu'il s'agit d'engager un conflit, même si l'on a de bonnes raisons pour le faire, on n'en prévoit jamais les conséquences humaines ni les conséquences financières ! N'est-ce pas pourtant la fonction de ceux qui gouvernent que de prévoir ?

Jean Bisson – 21 01 2012

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