12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:50

Une nouvelle fois, amis lecteurs de ce blog, j'ai aujourd'hui du retard et je vous prie de m'en excuser ! Ma brève était déjà prévue et datée. Mais j'ai occupé mon dimanche à peaufiner un long montage photographique que je prépare pour l'exposition annuelle d'art sacré de la chapelle d'Ecole.   Hier soir, j'ai regardé le film qui survolait les moments politiques importants de la guerre d'Algérie. Une mémoire dont j'ai, comme participant durant plus de deux années à ce conflit, bien des souvenirs personnels. Et hier soir, je n'ai pas vérifié que ma brève était ou non en ligne! Il n'y a encore pas de mise en ligne totalement automatique. Et c'est d'ailleurs heureux...

 

Un curieux débat, passionné et souvent péremptoire m'agace depuis quelque temps: pourquoi nombre de nos jeunes enfants ne savent-ils pas lire? L'école primaire ne remplit pas correctement sa fonction puisque un nombre important de gamins en sortent sans avoir appris à lire de manière intelligente.  Et de condamner la méthode utilisée: oui, tout échec serait dû à l'utilisation de la méthode. Ces ânes d'instituteurs, pardon, ces benêts de "professeurs des écoles" utiliseraient une méthode dite "globale" au lieu de suivre, comme au XIX° siècle la très bonne recette syllabique où l'on apprenait une fois toute que b+a faisaient ba et que b+u faisaient bu! Et de prôner donc le retour à la méthode syllabique pure pour que tout rentre dans l'ordre. Ceux qui pensent ainsi n'ont jamais été eux-mêmes formés sans doute, ni par la globale, ni par la syllabique !

 

En effet, depuis les années 1930, c'est avec une méthode "mixte" que tous les jeunes français ont appris à lire ! Les premiers jours, on associe toujours des images aux mots, ce qui est effectivement une approche globale, mais dès le premier jour on décompose le mot en syllabes. C'est cette procédure qui est généralement appliquée et recommandée. L'apprentissage de la lecture exige plus qu'une technique, une psychologie de l'approche des enfants. Ces deux aspects étaient enseignés dans les "Ecole Normales" où l'on formait autrefois des pédagogues. Elles ont été fermées, car il fallait réduire les dépenses...

 

Je pense que le métier d'enseignant mérite d'être pris au sérieux. On ne lâche pas quelqu'un à piloter un avion sans un apprentissage approfondi, sans avoir tester qu'il est capable de piloter seul. Avant de confier une classe - trente enfants et souvent trente cas différents -  ne devrait-on pas donner les bases pédagogiques et méthodologiques à ceux que l'on nomme à une fonction éducative?

 

Quant à critiquer une méthode, c'est oublier que le seul responsable n'est pas l'outil, mais celui qui s'en sert !  Si je me coupe, ce n'est pas de la faute du couteau, mais par ma propre maladresse!

 

Jean Bisson - 12 02012

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