4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 00:01

Certains médias belges avancent la probable abdication d’Albert II en décembre prochain, au profit de son fils Philippe. Le souverain, qui régnait depuis 1993, passe pourtant pour un homme consensuel, mais il n’a pas réussi à résoudre les conflits Flamands-Wallons. Son logique successeur et fils, Philippe, ne semble pas faire l’unanimité, même si, dans l’ensemble, la majorité des Belges reste attachée à la monarchie. 

La querelle politique est ouverte depuis trois ans. C’est en effet en 2007 que s’étaient tenues les premières négociations. Toutes les tentatives suivantes se sont toujours soldées par des échecs. En juin dernier, les élections législatives n’ont pas permis de débloquer la situation, aucun des camps n’acceptant de compromis. Le roi est las de ce climat.

Alors qu’elle doit assurer la présidence européenne, jamais la Belgique n’a été aussi proche de la scission ! L’obstination des points de vue en politique ne devrait-elle pas avoir des limites ?

Mais, hélas, la France, aujourd’hui, n’a pas de leçon à donner… Les politiciens, lorsqu’ils sont au pouvoir, semblent toujours déconnectés de la base citoyenne. Les fondements des conflits naissent essentiellement autour de la répartition des charges et des profits : les riches généralement protégés, les salariés plus lourdement sollicités ! En Belgique, cerise sur le gâteau, s’ajoutent les oppositions linguistiques et culturelles ! L’abdication royale fera-t-elle débloquer l’intransigeance de chaque camp ?

Jean Bisson – 04 11 2010  

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