11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 00:01

En Turquie, il y a une bonne dizaine d'années, au hasard d'une opération anti-contrebande un manuscrit araméen (1) a été saisi (1). Stupéfiante découverte: il s'agissait d'un exemplaire de la Bible (2). Aujourd'hui, le Ministre turc de la Culture et du Tourisme, M. Ertugrul Günay, a précisé que le manuscrit, actuellment en cours de restauration, avait été confié au Musée d'éthnographie d'Ankakara. Des études sont en cours, déjà quelques informations ont été fournies par la presse turque. Il s'agirait d'une version de l'Evangile apocryphe de Barnabé (3). Selon cette source, non vérifiée, ce manuscrit rédigé en araméen serait antérieur aux évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Rien sur la passion de Jésus, ni sur sa resurrection pascale. Pour certains érudits musulmans, ce document sera d'une extrême importance car, ignorant la divité de Jésus, il annoncerait par contre l'attente du dernier prophète : Mahommet.

Par ailleurs, on sait que le Vatican a sollicité l'autorisation d'envoyer des spécialistes romains pour étudier ce document. Pour  l'instant, aucune suite n'e encore été donnée à cette requête.

C'est donc un document de la plus haute importance, sans doute authentique, mais dont les interpétations doivent, pour l'instant , demeurer prudentes (4).

 

Jean Bisson - 11 03 2012

 

1- Au siècle dernier, flânant dans les souks d'Istanbul, j'étais tombé sur des pages d'un manuscrit persan, sans doute du XII° siècle. D'admirables miniatures issues de papyrus anciens étaient ainsi vendues en toute liberté. Depuis, un tel patrimoine historique et culturel est heureusement interdit d'exportation.

 

2- L'araméen était la langue utilisée dans la région de Nazareth au temps de Jésus.

 

3- Ce texte apocryphe de Barnabé était déjà connu par certaines copies incomplètes en italien et en espagnol, datant du XVIème siècle. Celle-là serait donc l'original de la fin du premier siècle !

 

4- Je poursuivrai, dimanche prochain, sur un autre manuscrit biblique récemment étudié par un spécialiste anglais. Il s'agit d'un fragment de la collection de papyrus provenant d’Oxirinque, l'antique Oxyrhynchos, en Moyenne Egypte.

 

 

 

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