29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:00

Je viens de finir la lecture d’un livre, paru en septembre 2009 : « Ce que le jour doit à la nuit ». L’auteur est un écrivain algérien, vivant en France, et qui écrit sous le nom de « Yasmina KHADRA ». Je reprends la présentation de ce livre écrite en 4ième de une.

« Algérie, dans les années 1930. Les champs de blé frissonnent. Dans trois jours la moisson, le salut. Mais une triste nuit  vient consumer l’espoir. Le Feu. Les cendres. Pour la première fois le jeune Younès voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younès ne maquera pas. Confié à un oncle pharmacien à Rio Salado, village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noire, noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : «  les doigts de la fourche », comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Emilie, une princesse que les jeunes se disputent, alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans le déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femmes ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance… »

Ce livre m’a beaucoup plu, parce qu’il est vrai, parce qu’il décrit avec une exceptionnelle humanité les liens familiaux et le tissu des amitiés qui se sont nouées puis déchirées avec les tragiques événements de la guerre d’Algérie. Une réalité tragique dans laquelle j’ai personnellement baigné.

 

Parce qu’on commémore en 2010 le cinquantenaire de l’accession à l’indépendance de 14 pays africains issus de la colonisation européenne, je relèverai deux pages du livre de Yasmina Khadra. L’affrontement verbal, en pleine guerre, entre deux amis d’enfance, l’un colon, et Younès, dit Jonas, devenu pharmacien de Rio Salado (La rivière salée), un village que j’ai bien connu lorsque j’étais professeur-coopérant à  Aîn Témouchent. (à suivre demain 1er juillet).

Jean Bisson – 30 06 2010

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