11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 00:02

Comment être insensible "aux rails" lorsqu'on appartient à une famille qui a travaillé depuis trois générations aux chemins de fer... J'habite à 2000 mètres environ de la nouvelle gare TGV de Besançon, entre Besançon-ville et la nouvelle gare implantée à Auxon-Dessus (village faisant partie de la même paroisse qu'Ecole-Valentin).

Depuis plusieurs années les travaux ont marqué nos paysages. Et c'est aujourd'hui, dimanche 11 décembre, que les TGV vont donc emprunter ce nouveau sillon. Avec une réorganisation de l'ensemble du cadencement des flux et l'ouverture du réseau ferré à la concurrence internationale, c'est sans doute une étape importante qui se joue. Mais qui sera gagnant dans cette nouvelle donne ?

Les minutes glanées sur le trajet ferroviaire (environ 25 sur Besançon-Paris) seront-elles compensées, pour les bisontins, par le temps nécessaire pour se rendre de la ville à la nouvelle gare d'Auxon-Dessus ? Je ne le pense pas, d'autant que le vaste parking me semble bien loin des quais... Mais le cadre forestier a été respecté et c'est sans doute l'un des plus beaux parkings qui soit, paysagé et respectant les groupes de plantations naturelles.

Un regret : il faudra sans doute attendre encore près de 2 ans pour que la halte desservant le village d’École soit construite : il faudra donc être patient pour bénéficier des navettes pour se rendre en ville ou à la gare nouvelle. Une mise en route simultanée de la ligne TGV et des navettes aurait été plus judicieuse et aurait rendu la circulation plus aisée. En effet, cet axe routier est déjà saturé aux heures de pointe puisque s'y rejoignent la sortie principale de l'autoroute A36 sur Besançon, l'axe Besançon-Vesoul, plusieurs zones commerciales et industrielles , et un vaste espace d'habitat pavillonnaire s'étendant sur 8 communes devenues banlieue de Besançon.

Je ne suis pas sûr que ce soit un progrès sensible pour l'usager de base. De toutes façons, le coût des transports ferroviaire va augmenter, et les infra-structures ont déjà été payées – en partie – par nos impôts, quant aux prêts, mieux vaut ne point y songer ! Le souci du service public a un coût, mais le rapport qualité-prix de revient sera-t-il un jour calculé ?

Jean Bisson – 11 12 2011

 

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