1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:00

La circoncision, dans l'humanité masculine, a été proposée par Dieu à Abram comme signe de l'alliance (Gen 17/10). C'est le signe physique et charnel de l'alliance scellée entre Dieu et les croyants qui le reconnaissent comme l'Unique Maître.

 

Il fallait donc être circoncis pour entrer dans cette alliance, célébrée le 8° jour après la naissance (Tora (lev 12/3) - date également symbolique d'un passage important - et le sang versé servait alors de signature. Autre symbole, lié à cette circoncision, Abram change de nom et devient Abraham ! Jésus, comme tous les gamins juifs, a été circoncis : "Quand, après huit jours, il fallut circoncire l'enfant, on lui donna le nom de Jésus" (Luc 2/21).

 

Les disciples de Jésus n'ont pas conservé ce rite, c'est sans doute sur la poussée de St Paul qui a convaincu les disciples de la première heure que l'important n'était plus désormais la circoncision charnelle mais la plongée dans le sang versé de Jésus - le Fils qui scellait le pacte entre son Père et les Chrétiens, ce pacte étant désormais ritualisé par le baptême.

 

L'Islam reviendra au rite de la circoncision. Comme cette religion est revenue au rite d'immolation des animaux dont le sang doit couler en offrande au Dieu Unique; c'est la référence  au sacrifice d'Abraham...

 

Aujourd'hui, dans un monde de plus en plus sécularisé, de plus en plus éloigné des traditions religieuses, la circoncision perd son sens premier. C'est devenu aujourd'hui un rite d'hygiène, voire même de protection médicale contre les maladies sexuellement transmissibles.

 

Aux USA, et au Canada, plus de 65% des garçons sont actuellement circoncis dès la naissance... En Corée du Sud, ce sont 95% des hommes adultes qui sont circoncis, en Australie plus de 60%, en Chine 20%.  En Grande-Bretagne, les circoncisions néonatales étaient en 2001 de 6% à la naissance et de 25% chez les adultes tandis qu'en France, si les circoncisions néonatales sont aussi de 6%, le taux des adultes circoncis n'était que de 15%.

 

Finalement, un rituel symbolique religieux et multimillénaire, est devenu aujourd'hui un acte médical dépourvu de tout symbole, mais protecteur et prophylactique !  Le religieux n'est plu. L'hygiène l'a remplacé. L'origine religieuse se laissera-t-elle effacer des mémoires? Je n'en suis pas sûr. L'esprit humain sera toujours curieux de l'histoire et du passé. Le propre de l'homme est mémoire.

 

Jean Bisson -  01 03 2011

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