19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 00:03

Par la radio, pour ceux qui écoutent France Inter, avant-hier et hier, nous avons été informés qu’à partir du 18 novembre (hier), en toutes agglomérations, tout piéton qui traverse, en dehors des passages dits protégés, est prioritaire. L‘automobiliste qui refusera la priorité à ce piéton est passible de 140 euros d’amende et d’un retrait de 4 points à son permis.

A Besançon, hier, un homme d’une cinquantaine d’années, marchant avec 2 béquilles, s’est jeté devant moi, à un carrefour, sur un passage certes, mais au vert pour les véhicules et donc au rouge pour les piétons. Roulant lentement, je venais de m’engager sur le rond-point, j’ai pu stopper sans heurt. Mais en cas d’accident, comment prouver que le feu était bien vert pour moi ?

Aucune campagne sérieuse, me semble-t-il, n’a été faite pour annoncer cette nouvelle règle de circulation urbaine qui, tacitement ne s’appliquait jusqu’alors qu’aux « rues piétonnes ».

Dangereuse pour les piétons, sévère pour les conducteurs qui ne sont pas au courant de ce changement, cette nouvelle prescription du code n’est pas un progrès civique. Ceux qui l’ont signée, roulant dans des voitures officielles, avec chauffeurs ne respectent généralement guère le code de la route, sont-ils conscients du danger supplémentaire que vont désormais courir les piétons qui, fort de leur nouveau bon droit, traverseront sans précautions les grandes artères où l’on roule à une vitesse qui ne permet pas de stopper pile, sans parler des carambolages pour ceux qui suivent et seront surpris d’un arrêt aussi brusque.

Ne faudrait-il pas supprimer une partie de nos députés-législateurs ? On économiserait sur les dépenses de l’Etat et on limiterait peut-être le nombre de lois aussi incongrues ?

Jean Bisson – 19 11 2010

Partager cet article

Repost 0

commentaires