9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 23:01

Les USA viennent de frôler l'abîme. L'endettement du pays, de plusieurs milliers de milliards de dollars - un chiffre qu'aucune intelligence ne peut se représenter - a néanmoins pu être momentanément contenu, par l'organisation politique américaine. Mais, cet abyssal déficit qui va le payer ? Car des dettes, ça se pait toujours un jour ou l'autre, d'une manière ou d'une autre. Le compromis politique arraché de justesse par le Président Obama indique clairement que ce ne seront pas les riches qui paieront ! L'ardoise sera réglée par des économies budgétaires et par des impôts sur les salariés et autres actifs, mais ni sur les entreprises ni sur les grandes fortunes. Même si ce sera difficile à supporter pour ceux qui vivent déjà chichement – ce ne sera qu'une goutte d'eau par rapport au gouffre financier américain. La bourse s'inquiète. Non à cause de la situation précaire des salariés, mais parce que les revenus financiers des actionnaires risquent de diminuer ! Une nouvelle crise financière mondiale reste possible. C'est l'économie mondiale qui révèle, à travers le malaise actuel, que les injustices sociales souvent dénoncées, mais toujours en vain, sont le véritable baromètre du déséquilibre économique mondial.

Oui, la gestion du monde n'est pas juste puisqu'elle ne profite qu'aux plus riches, qu'aux puissants qui ne détiennent finalement leur autorité que par l'argent acquis légalement parce que ce sont eux qui font les lois ! Et l'attitude de la majorité de nos élus le démontre bien (j'en parlerai bientôt...).

Cette constatation ne justifie pas que le citoyen se révolte, mais ne faut-il pas qu'il soit conscient de la situation créée par le capitalisme, et qu'il s'intéresse aux diverses solutions que proposent les candidats politiques à élire et qui auront à définir les choix politiques et économiques de demain ? Le fonctionnement démocratique devrait servir à ce contrôle-là. Au niveau de la France, et de l'Europe, en ce qui nous concerne, c'est l'enjeu des élections de 2012.

C'est aussi de l'équilibre mondial - dont nous sommes également solidaires - qu'il s'agit. Se serrer la ceinture, puisqu'il le faudra, nous devons tous l'accepter, mondialement. Mais à une condition, et cette exigence n'ait pas aujourd'hui réalisée : c'est que les économies nécessaires soient proportionnelles au revenu de chacun, et les riches comme les élus doivent donner l'exemple !

Jean Bisson – 10 08 2011

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