23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:00

A Lisbonne, à l'occasion du 3ème Forum Européen catholique-orthodoxe, le 5 juin dernier, le cardinal Erdő Anne Kurian, président du Conseil des conférences épiscopales européennes, a invité les participants, dans son allocution d'ouverture, à devenir des protagonistes créatifs dans les efforts de sortie de la crise mondiale.

La crise n’est pas seulement «de nature économico-financière», elle est d'abord "de nature éthique et morale" et avant tout "anthropologique" a affirmé le prélat. Pour y remédier, il faut partir de la personne, faire appel à la responsabilité de tous envers chaque personne humaine.

Une société soumise"aux simples intérêts économiques et qui ne met pas la personne au centre", devient inhumaine: au lieu d’apporter bonheur et développement, c'est la personne qu'elle détruit. Toute créature est "un être plein de dignité, quelle que soit son origine ou condition sociale". Par ailleurs, une société humaine "n’est pas un rassemblement d’individus"  mais une "communauté de personnes, qui ne sont pas des objets à utiliser, mais des frères à aimer".

L'attention aux personnes, surtout aux pauvres et aux faibles, est une obligation pour toute société, une exigence éthique. Et les familles doivent demeurer au centre des intérêts économiques et de la politique. Les familles vivantes sont "les cellules d’un peuple qui à son tour génère des actions, des idées, des propositions potentiellement en mesure de changer la société et de donner l’espérance à notre temps" .

Dans les temps de crise que traverse notre monde, "on ne peut pas rester immobile et attendre que les puissants fassent quelque chose seuls", chacun est appelé à participer. Le travail devient alors participation à l’œuvre de Dieu, collaboration "nécessaire pour reconstruire un peuple uni et qui ait un avenir devant lui". 

En conclusion, le cardinal a affirmé que "la nature de l’homme est d’être en relation, non seulement avec les autres créatures, mais aussi avec l’infini". La conscience de son origine et de son destin, l'ouverture à cette réalité qui le transcende, sont des clés sans lesquelles la nature humaine demeurerait incompréhensible voire absurde. 

Conscient ou non, chacun, en son être, n'a-t-il pas soif d'absolu, soif de Dieu, soif d'une réponse? Ce besoin reste profondément ancré dans le cœur et dans la raison.

Jean Bisson -  24 06 2012

P.S.: C'est aujourd'hui dimanche et la fête de la nativité de St Jean Baptiste... Cette nuit, certaines traditions illuminent des fameux "feux de la St Jean", avec toute la dimension symbolique des ténèbres que déchirent les flammes et leur vivante lumière...

Partager cet article

Repost 0

commentaires