21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:02

(suite des 15 et 16 octobre)

La deuxième cause (des incompréhensions) est liée à l’exploitation du traumatisme du 11 septembre 2001. La propagande islamophobe, mise en place il y a plus de vingt ans par les néo-conservateurs, est propulsée, dopée par ces étranges attentats qui donnent du crédit à la propagande du «choc des civilisations». La stigmatisation des musulmans bat son plein. Ce n’est plus le radicalisme qui est dénoncé, ce sont les références fondatrices, le Coran et le Prophète (Qsssl), qui sont accusées et caricaturées.

L’extrême droite raciste prolifère et le laïcisme sectaire et dogmatique considère que la religion est une idéologie d’asservissement. Des chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux, des personnalités, avec virulence et cynisme, diabolisent les musulmans. Dans le cinéma américain les scénaristes ont fait du «méchant» le musulman. Des Occidentaux confondent entre Islam et phénomènes rétrogrades.

 Des journaux publient des opinions dignes des temps des croisades, de la colonisation et des années trente: «Je hais l’Islam», «la talibanisation des sociétés musulmanes se généralise», «la logique de violence de l’Islam» et «le choc des civilisations est en train de triompher…à cause des musulmans». Des intellectuels, notamment sionistes, tiennent des propos fondés sur la manipulation politique des peurs, jadis propagande de fascistes. Des intellectuels d’origine musulmane, dénigrent de manière schizophrénique leurs racines. L’islamophobie se banalise, à grands coups d’amalgame.

Le musulman, comme le juif hier, est présenté comme une menace pour les sociétés occidentales. La peur entretenue fait croire qu’il cherche à imposer à la société occidentale un autre mode de vie qui entraînerait une déstabilisation. Tout cela signe la victoire de l’ignorance, de la désinformation et de la provocation.

Mustapha CHÉRIF  (suite et fin > demain) 

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