9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:01

Que nous a appris le dernier G 20 ? Que nous sommes au bord de la faillite. Merci. On s'en doutait !

Que les pays occidentaux, depuis des années, ont dépensé plus que de raison. En France, les dettes de l’État ont doublé sous l'actuelle présidence... Tout le monde est bien d'accord : cette mauvaise gestion ne peut pas durer. Rien de vraiment original.

Mais voici les conséquences.  Douloureuses. Costume noir et cravate noire, mine sombre de saison, ton assuré, le Premier Ministre, François Fillon a divulgué le 07 novembre les nouvelles mesures du dernier plan d'austérité. Deux points pour administrer la thérapie : réduction des dépenses de l’État, augmentation des recettes, ceci dans un contexte difficile de régression économique puisque la croissance, déjà au niveau zéro, risque même de se trouver en position négative... Visée de cette austérité : conserver la cote AAA pour notre pays. Une cote privée de laquelle dépend le taux d'intérêt des prêts consentis à la France par les Banques.

Économies : on note uneréduction des dépenses de santé, une baisse de la revalorisation des prestations sociales, des coupes dans certaines dépenses de l’État, le gel des salaires du Président, du gouvernement et des collectivités. Le gouvernement entend réaliser 700 millions d'euros d'économies annuelles. Chacune de ces "enveloppes" mériterait des commentaires sur les réalités qu'elles recouvrent... Mais on en entendra parler dans les temps à venir.

Recettes nouvelles supplémentaires : le gouvernement garantit le gel, pour 2 ans, des barèmes de l'impôt sur le revenu et de l'ISF mais il décide une hausse ciblée de la TVA réduite de 5,5 % à 7%, il décrète la réduction des niches fiscales et une limitation des prêts à taux zéro ; l'impôt sur les grandes sociétés serait temporairement relevé ; enfin une hausse de la taxation sur le capital sera fixée. Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts serait porté à 24 % (il était à 19%), ce qui alignerait enfin la fiscalité des dividendes sur celle des revenus du travail !

Si l'on peut se réjouir de ce début de rigueur, ne doit-on pas aussi s'inquiéter des conséquences sociales de la première partie des restrictions, sur la santé, sur la culture (les livres seront davantage taxés...), etc.

Droite aujourd'hui, gauche, centre ou droite en 2012, c'est la nation qui doit se serrer les coudes pour que la nation française triomphe de la crise mondiale. Mais l'aspect économico-financier n'est que le second aspect de cette guerre. Priorités doivent rester à l'homme et à la culture. Principe de justice.

Jean Bisson – 09 11 2011

PS: La classe politique doit donner l'exemple.  Il lui faut supprimer certains privilèges, payer plus d'impôts, et même supprimer un certain nombre de ministères... Comme il faut réduire d'urgence le nombre d'élus, des Sénateurs, des Députés, des Députés européens... Il faut rapidement réformer les structures locales, départementales et régionales et en profiter pour réduire drastiquement le nombre des élus !

 


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