2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:01

En ce premier dimanche de l'année 2011 (qui n'est pas le premier dimanche de l'année liturgique catholique qui, elle, commence au 1er dimanche de l'Avent, soit 4 semaines avant Noël ), mes vœux vont à l'Église Catholique, à "mon" Église, une "maison" qui me provoque souvent et qui me fait réagir car, si le "Peuple de Dieu" a faim, il me semble qu'on ne lui donne pas toujours le "pain de vie" auquel il aspire. Paul Fadala, du diocèse d'Arras, est intervenu lors d'un rassemblement de prêtres, après le suicide de J.P. Brunel, prêtre qui collaborait étroitement avec l'Action Catholique Rurale. Voici le texte de son apostrophe, publié par le groupe Jonas, dont je fais également partie.

Jean Bisson 02 01 2011

« Le peuple de Dieu a faim. Il a faim de pain frais. Les trois quarts du temps on ne lui sert que du pain rassis, rassis, rassis et dur à s'y casser les dents. Alors les membres de ce peuple quittent les différentes instances de leur église, un à un depuis longtemps, massivement depuis peu.

On s'étonne du manque de vocations ?

Il n'y a pas de plaisir à présenter un pain immangeable. Ceux qui continuent sont découragés. Le maître-boulanger, assis sur le siège du Vatican ne produit que du pain rassis et dur dans ses actes et décisions. On désirerait que les évêques ne se contentent pas de lui dire "amen", mais lui dessillent les yeux sur les attentes légitimes du peuple de Dieu qui désirerait un pain frais et comestible, cuit au four de Vatican II. Ils rendraient un immense service à toute l'Église y compris au pape lui-même.

La collégialité restera-t-elle un faux-semblant ? L'espoir est très faible : faut-il l'abandonner ? Dans ce cas, l'Église continuera à se dévaluer elle-même en une secte.

Mais l'Esprit Saint est plus fort que nous ! »

Paul Fadala (de Boulogne sur Mer).

 

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