10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:01

Dans la première catégorie, je range les élucubrations nocturnes qu'au réveil le dormeur n'arrive guère à décrypter clairement. Certains notent leurs songes et cherchent à les interpréter. Des psychologues s'y intéressent et tentent même d'en tirer intérêt pour leurs patients, en en faisant une sorte d'exutoire de ce que nous refoulons au profond de notre conscience.

Le rêve qui m'intéresse, celui que je pratique, c'est celui qu'on projette, en toute lucidité, pour dire ce qui nous manque, pour crier ce qu'on voudrait créer, pour réaliser un accouchement spirituel auquel le monde s'est jusqu'alors dérobé.

L'exemple d'un tel rêve qui vient à l'esprit, c'est celui de Martin Luther King, peu avant d'être assassiné, et rêvant de la fin de l'apartheid, de la disparition du racisme, de l'accession au respect de nos différences.

Oui, j'imagine chaque jour en écrivant ma brève un monde renouvelé. Je rêve d'un monde  libre, juste et digne.  Je rêve d'une société heureuse et émerveillée de découvrir la richesse de sa diversité. Je rêve d'un partage convivial de toutes les richesses que nous offre l'opulente nature... Je rêve d'une paix universellement imposée par la raison, par le respect de toute vie, par l'amour des merveilles de notre monde, des fleurs, des saveurs, des sons...

Je rêve que demain soit toujours un jour meilleur, plus beau et plus lumineux. Et demain, si je devais ne pas me réveiller, je rêve à cette paix éternelle que j'aurai enfin atteint. En plénitude.

Jean Bisson - 11 05 2012

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