25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:01
En 1962, il y a 50 ans, tous les Catholiques étaient heureux: dans une société en mutation profonde, le Pape Jean XXIII décidait la convocation d'un Concile. C'est toute l'Eglise qui se mettait à espérer des "aggiornamenti" (littéralement des mises à jours). La modernité du monde devait être prise en compte, et une réforme liturgique était souhaitée par beaucoup, surtout en Europe, et notamment en Allemagne et en France.
Jean XXIII allait mourir avant la conclusion de ce Concile (Vatican II) et c'est Paul VI, son successeur, qui en signera les conclusions. On se souvient qu'en France, parmi les évêques, Mgr Lefebvre, refusa d'appliquer les réformes conciliaires. Il institua un mouvement d'opposition en conservant les rites traditionnels en latin, les vêtements liturgiques; il refusa les changements apportés dans le nouveau déroulement des lectures qui introduisait une lecture de l'Ancien Testament. Cette scission lui valut l'excommunication. Mais ayant ordonné d'autres jeunes évêques, le mouvement traditionaliste a survécu et de nombreuses communautés "traditionalistes" existent aujourd'hui !
A l'occasion de ce cinquantenaire, un peu partout, dans les diocèses, des conférences, des échanges, sont prévus pour réfléchir sur les apports de ce concile, sur leur interprétation et sur les applications qui en ont découlé. Pour faire le bilan de 50 ans d'application, un temps qui a vu de profondes transformations touchées l'Eglise (et le monde!), deux approches sont possibles : si certains insistent sur les nouveautés du Concile Vatican II, d'autres veulent lire ses enseignements dans une perspective de continuité. En effet, s'il s'agissait de nouveautés liturgiques, les fondements théologiques n'étaient nullement remis en cause.
Pour ce cinquantenaire, c'est donc à une mise en perspective historique de l'évolution de l'Eglise que les Catholiques sont invités à faire, en soulignant que c'est toujours dans la continuité de l'histoire du peuple de Dieu qu'il faut s'en tenir. C'est une belle occasion pour relire les grands textes conciliaires que sont les quatre "Constitutions (1), le décret sur l'œcuménisme et la déclaration sur la liberté religieuse.
Je reviendrai sur ces textes fondateurs au cours des prochains dimanches.
Jean Bisson - 25 03 2012

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commentaires

Jonas 25/03/2012 07:50


Bonjour,


J'aimerai connaître votre opinion à l'article de "La Croix " du 23 mars.


Les évêques autrichiens estiment "inacceptable " une déclaration du grand mufti saoudien. A cette protestation ce sont  joints les évêques  allemands par la voix du président de la
Conférence épiscopale allemande Mgr Robert Zollitsch. ( Les évêques  de France se taisent pour l'instant)


Les faits.


Le cheikh Abdul Aziz bin Abdullah mufti d'Arabie saoudite avait déclaré à une délégation parlementaire du Koweït venue le consulter.


" Qu'il est nécessaire de détruire toutes les églises de la région et puisque le Koweït fait partie de la péninsule arabique  il est par conséquent , nécessaire d'y détruire toutes les
églises". "Il ne peut pas y avoir deux religions dans la péninsule arabique".


Bien à vous.

JeB 26/03/2012 09:16



Je répondrai demain sur mon blog !