14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:01

Le nouveau Président de l'Egypte, Mohamed Morsi, en rappelant le Parlement - dissous par l'armée dès son élection - divise profondément le pays. Certains se réjouissent de ce défi lancé à l'armée et saluent le courage des Islamistes. D'autres citoyens, regrettent ce qu'ils considèrent être un coup d'état constitutionnel, et un manque de respect aux principes démocratiques. Quant aux jeunes qui avaient lancé la révolution, ils ne sont guère satisfaits par la prise en mains de l'Egypte par les islamistes, comme les personnalités politiques laïques inquiets du monopole acquis par les Frères musulmans. Enfin les Coptes demeurent dans une inquiétude facile à comprendre, entre enclume et marteau.

 

De fait, la puissance militaire en Egypte couvrait depuis 60 ans un système dictatorial pour empêcher l'arrivée au pouvoir des Islamistes. La nouveauté c'est que Frères islamistes et Militaires avaient réussi à s'entendre pour museler la rue et les révolutionnaires de la place Tahrir. Le rappel du Parlement renvoyait les militaires dans leurs casernes, et garantissait au Président le soutien de son groupe islamiste.

 

Dernier rebondissement : la Haute Cour constitutionnelle vient de suspendre, le 10 juillet, la décision présidentielle de reconduire le Parlement. A moins que le rappel de la Chambre ne soit que provisoire, le temps de refaire de nouvelles élections parlementaires? Ce serait la solution la plus sage! Les modérés et les laïcs, comme les minoritaires, resteront-ils tenus à l'écart?  Qui possède une majorité n'est jamais pressé de la remettre en jeu ! En Orient, tout reste toujours possible. Il suffit de savoir attendre...

 

Jean Bisson - 15 07 2012

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