13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 23:01

Voici que Jésus, lors d’un de ses nombreux déplacements avec ses disciples, est apostrophé par une cananéenne. Sa fille étant  «possédée par un démon», cette femme interpelle donc Jésus. Le récit se trouve dans Matthieu (Mat 15, 21-28) (1) qui, sans doute, l’a repris dans Marc (5, 22 23).

Au nord de l'ancienne Phénicie, entre côte et Jourdain, c'était – selon la tradition – la terre où Canaan, fils de Cham et petit-fils (noir) de Noé, s’était installé ; ce pays de longue histoire était, pour les Juifs de Jérusalem contemporains de Jésus, considérée comme une terre étrangère et païenne.

L’intérêt de ce récit est d’abord de montrer la puissance de Jésus : sa parole est susceptible de guérir même à distance. Mais c’est aussi la démonstration que cette parole n’est pas réservée aux seuls Juifs, elle s’adresse aussi aux «étrangers», donc à tous les hommes…

En la Cananéenne, il faut donc constater que c’est à partir d’une femme, de sa démarche pour l’amour de sa fille, que Jésus signifie la portée universelle de sa mission.  Encore une femme, dont on ne connaît pas même le nom, mais dont la maternelle persuasion atteint ses fins et réussit à fléchir le cœur du «Fils de Dieu» ! 

Jean Bisson 13 09 2010 

(1)  En Matthieu : « ... Jésus partit de là  et se retira vers la région de Tyr et de Sidon.  Une Cananéenne venue de ce territoire se mit à crier :  «Aie compassion de moi, Seigneur, Fils de David !  Ma fille est cruellement tourmentée par un démon.

Il ne lui répondit pas un mot ; ses disciples vinrent lui demander : «Renvoie-la, car elle crie derrière nous.»
Il répondit : «Je n'ai été envoyé qu'aux moutons perdus de la maison d'Israël.»  Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : «Seigneur, viens à mon secours !» Il répondit : Ce n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens.»

«C'est vrai, Seigneur, dit-elle ; d'ailleurs les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ...

Alors Jésus lui dit : « O femme, grande est ta foi ; qu'il t'advienne ce que tu veux.» Et dès ce moment même sa fille fut guérie. »  (Bible de Second) 

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