8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 23:00

Dans un article du dernier Marianne (N°728 du 2 au 8 avril, page 98 – de Nicolas DOMENACH) je détache ce paragraphe qui analyse la crise politique que traverse notre pays. Je trouve cette description particulièrement réaliste, hélas !

« La France n'est pas l'Amérique. Du coup, sans défenses immunitaires, puisque la gauche intellectuelle est à terre, voire complice, le désarroi l'a emporté. En Sarkozye, celui qui ne gagne pas assez de pognon passe pour un nul, et le salarié moyen, pour un médiocre. Entre le dealer des salles de marché et celui des cités, il y a un dieu commun : le fric. Et une jouissance partagée du toujours plus. Au bout du compte, il y a des deux côtés mort d'homme. Et l'on voudrait que l'on ne parte pas en croisade contre cette américanisation que le zarkozysme a accéléré parce qu'il ne trouvait plus d'adversaires idéologiques en face de lui ? Notre esprit de résistance s'est affaissée dans les alternances qui n'en étaient pas entre une droite libérale-sociale et une gauche sociale-libérale. Le néolibéralisme sarkozyste, repeint de tricolore par Henri Guaino, s'est enfoncé dans les têtes comme dans du beurre... »

Une fois de plus, on constate que le "Dieu fric" peut tout corrompre. On le sait. Pourtant on en reste quand même chaque fois estomaqué. Ne comprend-on pas mieux pourquoi la lumière (factice et dangereuse) proposée par l’extrêmisme de droite remporte un franc succès ? Miroir aux alouettes par lequel il ne faut pas se laisser leurrer.

Jean Bisson - 09 04 2011

Partager cet article

Repost 0

commentaires