20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:01

Vous connaissez, comme moi, l'OMC (l'Organisation Mondiale du Commerce)! Il n'est pas sans intérêt de se pencher sur le rapport publié à l'issue de sa huitième session qui s'est tenue à Genève du 15 au 17 décembre dernier.

Après avoir constaté que "des divergences profondes persistent entre les principaux pays développés (États-Unis et Union européenne) et les grands pays émergents, au premier rang desquels la Chine, le Brésil et l'Inde, au sujet de la libéralisation de l'agriculture", le rapport enchaîne sur "les principales décisions de la conférence (qui) concernent l'adhésion de la Russie à l'OMC, après près de 20 ans de pourparlers, et la conclusion d'un accord plurilatéral sur les marchés publics (AMP) dont la négociation a débuté sous le cycle de Tokyo dans les années 1970. L'accord, qui conditionne des contrats annuels de centaines de milliards de dollars, vise à ouvrir les marchés publics à la concurrence."

Mais à quoi peut servir cette ouverture à la libre concurrence? Un complément d'information est fourni par l'organisation de recherche et de plaidoyer "Global Financial Integrity" dans un document daté précisément du 15 décembre 2011 ; on peut y lire que "les pays en développement ont perdu, en 2009, 900 milliards de dollars par des flux financiers illicites malgré le ralentissement économique mondial". Ces pertes atteignent 8440 milliards de dollars pour la décennie 2000-2009. Pour 2008, ce chiffre, qui évalue les pertes dues au crime, à l'évasion fiscale et à la corruption, s'élevait à 1550 milliards, mais le rapport précise que la baisse constatée entre 2008 et 2009 «est presque entièrement attribuable à la crise financière, plutôt qu'à toute amélioration de la gouvernance ou aux réformes économiques ».

Le scandale n'est-il pas de continuer à soutenir des chefs d’état qui sont responsables de ces situations? Dans le développement international comme dans le développement local, la démocratie ne devrait-elle pas exiger l'interdiction de la concentration de telles richesses et imposer les mesures d'un  juste et harmonieux développement du plus grand nombre ?

C'est aux électeurs de crier par leur vote leur raz le bol de telles gabegies des ressources de notre terroir... Mais attention de ne pas faire le jeu du pire qui serait de laisser accéder le racisme au pouvoir, tout en s'abritant derrière un frileux nationalisme et une économie étriquée qui se replierait sur notre ancienne monnaie...

Jean Bisson – 20 01 2012

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