22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:00

Si les descendants d’Abraham sont nombreux et cités de trois lits distincts, c’est que, symboliquement, la Bible veut exprimer quelque chose.

Premier en date, Ismaël, le fils d’ Hagar, l’esclave égyptienne, est sensé être le père de tous les Arabes.

Le second fils, Isaac,  né de Sarah, l’épouse légitime devient l’héritier légal, de lui descendra donc le peuple juif.

Mais, après la mort de Sarah, Abraham s’est remarié avec Qétoura et va avoir encore une vaste descendance. Encore plus vaste si l’on y ajute les descendants de ses concubines.

Reste que, symboliquement, Abraham engendra trois branches, trois ensembles de peuples.

Le premier-né, Ismaël, fils de l’esclave égyptienne Hagar, né de la volonté humaine de Sarah de donner une descendance à Abraham, héritier illégitime mais combien désiré et aimé, ne pourrait-il pas préfigurer les peuples arabes et donc aussi englober l’Islam ?

Isaac, héritier légitime, fils de Sarah, ne peut que représenter les peuples sémites fidèles à l’alliance passée avec Noé et renouvelée à Abraham. Le peuple « choisi » est donc sa descendance : Israël et le peuple juif, tout le judaïsme. Mais, pour les Chrétiens, disciple de Jésus (né et mort juif, ne l’oublions jamais !) c’est cet Homme qui concrétise la troisième et dernière alliance entre Dieu et l’humanité.

Au sujet des descendants de Qétoura, très nombreux fils légitimes d’Abraham, la Bible ne les relie à aucune manifestation divine. Ne peut-on y lire, toujours symboliquement, toute l’humanité qui, quoique enfant de Dieu, n’a pas établi de relation avec le Créateur. On pourrait alors y voir les indifférents, les agnostiques, les athées. Dieu, par Abraham, aime chaque personne comme enfant légitime, et cet amour divin respecte toute liberté individuelle.

Jean Bisson – 22 03 2011


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