26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:01

Après Jérémie, qui avait prédit que Jérusalem, Ville de la paix, serait "brisée comme une cruche", le peuple juif, vaincu, fut en partie déporté à Babylone. Le Temple de David fut détruit et son « trésor » pillé par les vainqueurs. Dans la déportation, un "petit reste de fidèles" allait maintenir sa foi au Dieu d'Abraham, de Moïse et de David.

En 593 avant J.C., Dieu va choisir Ézéchiel, fils de Buzi (qui avait été grand-prêtre à Jérusalem), pour lui confier la direction spirituelle des brebis dispersées d'Israël (lire Ez 34). Le Psaume 137 chante la mélancolie de la déportation, devenue symbole d'une situation de rupture entre le peuple choisi et son Dieu.

Oui, dans l'exil, dans l'humiliation et le dénuement, dans cette expérience comparable à la longue traversée du désert vécue par le peuple d'Israël au temps de Moïse, tout peut se redresser ! Et c'est dans ce contexte qu’Ézéchiel va rédiger le livre du "Lévitique" où il prône "ni haine, ni vengeance, mais l'amour du prochain comme de soi-même (Lv 19, 1-9). Ce sera le socle même de la foi juive et sa consolidation : « C'est dans la nuit qu'il est bon d'espérer la lumière..."

Le martyrologe romain qui vénère Ézéchiel le 10 avril, aux prémices du printemps, dit que le prophète aurait été assassiné à Babylone par un juge du peuple juif qu'il avait traité d'idolâtre. Le prophète Ézéchiel, selon une tradition, aurait été enseveli dans la tombe de Sem et de son fils Arpakshad. Ce lieu était déjà vénéré et on y venait en pèlerinage. Un lieu qui, aujourd'hui, semble hors de tout lieu géographique et même hors de l'histoire ! Mais c'est le propre des légendes brodées autour d'hommes exceptionnels, devenues héros et symboles. 

Jean Bisson – 27 09 2011

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