17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 23:01

Mal connu, Joël (1), fils de Péthel (2), a sans doute vécu vers 870 avant Jésus-Christ. O, sait peu de choses sur sa vie mais il résidait sans doute à Jérusalem et appartenait vraisemblablement à la tribu de Judas, comme en témoigne ses descriptions du Temple de David et de la ville de Jérusalem. En effet il vécut avant Amos et donc avant tous les autres prophètes puisqu'il est cité plusieurs fois par Amos (3). Autre indice historique, Joël ne parle ni des Assyriens ni des Babyloniens mais seulement des Égyptiens, des Edomites (3.19), des Philistins et des Phéniciens (3. 20), les plus anciens ennemis d'Israël (4).

On peut comprendre l'esprit de cette sombre prophétie si l'on prend soin de la replacer historiquement à l'époque tragique durant laquelle Athalie, femme de Joram, roi de Juda, chercha à exterminer entièrement la famille de David ! C'est en ses temps-là que le culte de Baal fut introduit dans le royaume de Juda. Le jeune Joas échappa par miracle au massacre par la bienveillance de Jéhojada, grand-prêtre du Temple (5).

Ce livre prophétique, quoique très court, n'en est pas moins fondamental : partant des calamités et fléaux qui s'abattent sur le peuple, il en pointe la cause qui n'est autre que l'abandon du Dieu d'Abraham, infidélité à l'alliance... Et il annonce que d'autres épreuves à venir seront pires encore ! Joël appelle donc le peuple à la pénitence, au jeûne, à l'humiliation. Faute de cette repentance, la punition divine sera encore plus terrible... Mais après repentance, le pardon divin submergera son peuple de toutes bénédictions, de tous biens et de tout bonheur spirituel.

Bien sûr qu'un chrétien peut y lire, en filigrane, l'annonce de la rédemption finale accomplie par Jésus le Christ. Reste que la repentance, aujourd'hui encore, demeure la clé de la réconciliation de l'homme avec le Créateur !

Un bien beau livre (de quelque 6 ou 8 pages seulement) à lire, à savourer, et peut-être à méditer, comme une vision poétique des relations tumultueuses qui peuvent exister, de tous temps, symboliquement entre un fils ou une fille et ses parents !

Jean Bisson – 18 10 2011

1- Jo-ël signifie "l’Éternel est Dieu".

2- Péthuel signifie "la simplicité de Dieu"

3- Amos 1.2 : "L’Éternel rugit de Sion, et de Jérusalem il fait entendre sa voix..." est littéralement copié de Joël 3.16  "De Sion l'Éternel rugit, de Jérusalem il fait entendre sa voix... "

4- On peut également comparer certains passages de Joël 1.15 avec Esaïe 13.6,9-10 2.1,10 ; de Joël 2.1-2  avec Sophonie 1.14-15 ; de Joël 3.18 avec Ezéchiel 47.1 etc.

5- Quand Joas sera sur le trône, reconnaissant au Grand Prêtre qui l'avait sauvé, il rétablira le culte du Dieu d'Israël. il procédera pendant près d'un demi-siècle à une vaste restauration nationale.  C'est bien ce cadre historique dans que nous replace la prophétie de Joël. 

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(Clovis Simard,phD) 03/02/2012 13:50


Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-19, THÉORÈME LUMINEUX. - LES AMITIÉS ÉTERNELLES!