17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:01

Les Publicains constituent un petit groupe se caractérisant par une aisance matérielle certaine, mais généralement sans ostentation. Ce sont des "fonctionnaires" chargés de récolter les impôts pour l'occupant romain. Ils utilisent le régime de l'affermage : ils achètent forfaitairement le droit de lever les impôts qu'ils encaissent ensuite à leur profit. C'est dire qu'ils sont assez mal considérés par les autres membres d'Israël... De plus, leur service envers Rome et ses idoles les fait considérer comme susceptibles d'infidélités au Dieu d'Abraham ! Les Publicains sont souvent traités d'apostats, de collaborateurs, de voleurs... Ils sont, pour leurs compatriotes, des brebis galeuses, des pécheurs publics. On comprend pourquoi Jésus scandalisera profondément la foule des bien-pensant, le monde des Sadducéens et des Lévites, lorsqu'il acceptera l'invitation d'un Publicain !

Les Judéens constituent le courant des anciens du pays de Juda (Jérusalem)  qui, après le retour d'exil à Babylone, ont eu la possibilité de rentrer sur leurs anciennes terres autour de Jérusalem. D'un côté les Samaritains ont établi leur Temple sur le Mont Garizim et sont restés oupés de Jérusalem. Les Judéens revendiquent d'être les seuls héritiers légitimes et fidèles de la tradition Abrahamique.

Les Galiléens, habitants du pays du Nord, entre Méditerranée et Lac de Génazareth, restés liés au rooyaume de Judas, auraient du être considérés comme des Judéens, mais leur éloignement de Jérusalem les a quelque peu marginalisés. Majoritairement ils vivent de la pêche et ils ont leurs propres coutumes, sans doute un accent qui les diffèrent des Judéens de Jérusalem qui les considèrent donc comme des "provinciaux"...

Malgré la division et l'hostilité qui séparent Samaritains et Judéens, malgré les nuances et habitudes qui distinguent Judéens et Galiléens, ces trois bassins humains parlent une seule et même langue : le Judéo-araméen, une langue née à l'époque des empires babylonien et perse. L'hébreu reste cependant la langue liturgique officielle, malgré, semble-t-il, quelques utilisations religieuses du Judéo-araméen. Jésus, à Nazareth, parlait sans doute l'hébreu pour prier et naturellement le Judéo-araméen dans la vie courante.

Nazaréens (ou Nazôréens, traduction littérale de l'hébreu) est l'appellation qui, dans les textes de l'époque de Jésus et postérieurement, sera utilisée pour désigner les disciples de "Jésus le Nazaréen". Ceux qui, après la Pentecôte, sont devenus, les Chrétiens. En arabe, "Chrétiens" deviendra "Nasrani" à l'époque du Prophète Mohammed. L'étiquette de "Nazaréen" pourrait être considéré comme péjorative si on la rapproche de l'expression "Que pourrait-il sortir de bien du pays de Nazareth ?"

Jean Bisson – 17 01 2012

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