21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 23:02

Dieu sait que je n’ai jamais condamné l’homosexualité. Je respecte pleinement ce choix personnel. Mais la nature étant ainsi faite, il faut un ovule féminin et un spermatozoïde masculin pour donner naissance à un enfant.

Qu’un couple sans enfant, se sentant frustré de ne pas avoir de descendance, soit tenté d’adopter des enfants, je le conçois aussi fort bien. Mais j’ai toujours pensé que, dans cette compensation, il y a autant le besoin de combler un manque personnel que le besoin naturel d’élever « ses » enfants… Sinon, pourquoi ne pas aider à élever des enfants dans leur milieu naturel, dans leur milieu culturel d’origine (il y a taujourd'hui tant d’enfants étrangers adoptés…)

Elargir l’adoption aux couples homosexuels présente – théoriquement – un autre obstacle, celui du double modèle homme-femme qui est remplacé par un modèle uni-sexe ( homme-homme ou femme-femme). Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur éveil à la psychologie de ces enfants pour les préparer au monde qui demeurera naturellement bisexué. Je sais que ces couples homosexuels sont, le plus souvent, très ouverts et très soucieux de l’éducation de leurs enfants, naturels ou adoptés. La loi peut ouvrir des droits, et c’est en ce sens qu’elle a – je le pense – été appliquée.

Si je mets, personnellement, un bémol au principe d’adoption par un couple, je place 2 bémols à la clé pour l’adoption par des couples homosexuels.

Heureux que la liberté individuelle permette aux homosexuel(le)s de vivre leur vie comme ils l’entendent, s’ils adoptent des enfants, il est normal qu’ils jouissent des mêmes aides et reconnaissances que les couples bi-sexuels. Reste que l’essentiel doit demeurer la protection des droits et de l’intérêt des enfants adoptés.

La mesure psychologique ne sera jamais facile ou aisée à évaluer. Et par qui serait-elle faite sinon par les intéressés eux-mêmes ? Il se trouvera des réussites et des échecs. On ne peut que souhaiter que ce soient les réussites qui soient majoritaires !

Jean Bisson – 22 07 2010

 

HOMOSEXUALITe

La Cour de cassation reconnaît qu'un enfant peut avoir deux parents de même sexe

Elles ont gagné. Après plusieurs années de procédures, deux femmes ont obtenu de la Cour de Cassation l'exéquatur - c'est-à-dire la reconnaissance juridique sur le sol français - de la décision d'un jugement d'adoption prononcé au Etats-Unis.

L'une, Madame N. de nationalité américaine, est la mère d'un enfant conçu par procréation médicalement assistée, née en 1999. Sa compagne, Madame B, française, a immédiatement déposé une demande d'adoption auprès de la Cour supérieur du comté de Dekalb dans l'Illinois.  Demande acceptée au nom de l'intérêt de l'enfant.

La mère adoptive a ensuite sollicité l'exéquatur du jugement américain auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris qui a rejeté la demande en 2007. Le jugement ayant été confirmé en appel. Les deux femmes se sont alors pourvues en cassation.

Le 8 juillet 2010, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de la Cour d'appel, reconnaissant de fait la validité de l'adoption d'un enfant par le second parent. "Tous les couples placés dans la même situation vont bénéficier de cette jurisprudence, affirme Caroline Mécary, l'avocate qui a défendu ce dossier. Des centaines voire des milliers de foyers sont concernés, notamment tous les couples franco-étrangers dont le second parent a pu adopter légalement à l'étranger l'enfant de son partenaire. Cela concerne les Etats-Unis, mais aussi le Royaume-Uni et le Canada". 

A partir de cet arrêt, Caroline Mécary va également plaider l'exéquatur de la décision d'un couple d'homosexuels franco-étranger qui ont adopté ensemble un enfant au Canada.  "Il n'y a pas de raison qu'une Cour d'appel refuse à deux hommes  adoptants ce que la Cour de cassation vient d'accorder à ces deux femmes".

Il est fort probable que cette actualité va relancer le débat sur l'interdiction de l'adoption en France par des couples homosexuels.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires